mardi, octobre 27

Andaman et Nicobar : paradis écologique

ENTRE INDE ET BIRMANIE
LES ÎLES ANDAMAN ET NICOBAR
UN PARADIS ECOLOGIQUE
Catherine van Moppès



Ceci est notre espoir :
Que les enfants nés aujourd'hui aient encore d'ici 20 ans un peu d'herbe sous leurs pieds nus, une bouffée d'air pur à respirer, une étendue d'eau bleue pour naviguer et une baleine à l'horizon pour les faire rêver.*
Commandant Jacques Cousteau
* gravé sur un panneau de bois des îles, Hotel Bay Island Marine Hill, Port Blair, Andaman Islands, India.



 LES ÎLES ANDAMAN ET NICOBAR
 SIX HEURES DU MATIN A PORT BLAIR
 PERMIS D'ENTRÉE…POUR UN PARADIS ENCORE SECRET
QUELQUES MOTS D’HISTOIRE
DES ILES DU FOND DES AGES
LES CONTES DE FEES SE PASSENT SOUS LA MER
CROCODILES DE MER ET NOUVEAUX PIRATES
LES FORÊTS DE LA "PLUIE TROPICALE"
ECOLOGIE ET TOURISME
LES ABORIGENES
LE PENITENCIER
L’ÎLE ROSS OU LE "PETIT PARIS DE L'ORIENT"
PIQUE-NIQUE A JOLLY BUOY
LA MEMOIRE DES ANDAMAN
PORT BLAIR
ABERDEEN BAZAR
CARNET DE ROUTE
SE RENDRE A PORT BLAIR
HEBERGEMENT A PORT BLAIR
HEBERGEMENT PRES DE LA PLAGE
HEBERGEMENT DANS LES ILES
INFORMATIONS ET LOISIRS
LES ABORIGENES.
RESTAURANTS ET AUTRES.
LOCATION DE VELOS ET SCOOTERS ET..TAXI
 L'OFFICE DE TOURISME INDIEN,

 
 
ANDAMAN ET NICOBAR, UN PARADIS ECOLOGIQUE
Territoire interdit il y a peu de temps. Des fonds marins uniques de beauté (cf film de Cousteau). Des forêts aux centaines d'oiseaux. Des crocodiles de mer, venus du continent. Des fleurs et des fruits. Les derniers des aborigènes vivant à l'âge de pierre. Les Andaman, “mémoire de l'Inde”, de la lutte pour l'indépendance, avec l'un des bagnes les plus cruels du monde. Les Andaman, luxe et beauté, l'un des plus beaux hôtels d'Asie. Trekking dans la jungle. Iles pour les touristes, avec des bungalows comme dans les rêves.
SIX HEURES DU MATIN A PORT BLAIR
A six heures du matin à Port Blair, le soleil brille comme s'il était dix heures. A 1.200 km de Madras, nous devrions plutôt être à l'heure birmane.  Au nord, la Birmanie n'est qu'à 193 km ; au sud, Sumatra à 146 km des côtes des Iles Nicobar. On y va et vient comme entre cousins.. et Phuket, en Thaïlande, à 447 km. Quant au "Coco Channel", chacun louche dessus.  Ce détroit stratégique de l'Océan Indien sépare les lles Andaman, au nord, des Iles Coco, transférées en1870 par la Commission des Andaman à la Birmanie, qu'elle aurait ou serait sur le point de céder à la Chine comme base militaire.
PERMIS D'ENTRÉE…POUR UN PARADIS ENCORE SECRET
Les Îles Andaman sont encore une des dernières destinations secrètes.  Elles s'entr'ouvrent. Paradis écologique où tout est resté pur. Fonds sous-marins, forêts, fleurs… et... les habitants. Jalousement gardée par les écologistes indiens, interdite par les anthropologues pour préserver les dernières tribus aborigènes y vivant encore à l'âge de pierre, “mémoire de l'Inde" dans le combat pour l'indépendance, vénérées par tous, les Andaman ont reçu l'hommage de Nehru, de Madame Gandhi. Les touristes, "les bons touristes" y sont maintenant accueillis comme des amis. L’un des hôtels les plus beaux du monde, tout en bois, luxe et écologie, club de plongée, de voile, trekking, ou des bungalows sur une île rien que pour eux.
Il est aujourd'hui possible d'obtenir à l’arrivée l'indispensable "permis d'entrée" - il y a peu, les Andaman étaient encore interdites aux étrangers.  Indian Air Lines s'y rend trois fois par semaine de Calcutta ou de Madras et l'on peut aussi prendre le bateau.
 [)ans le 737 d'Indian Air Lines où l'on est accueilli en invités de marque, on se dévisage, on se parle comme dans l'exaltation d'une situation exceptionnelle. Cinq touristes anglaises avec leur “accompagnatrice "qui n'y est jamais venue, mais on leur a promis une île pour elles seules et de la langouste dès le petit déjeuner. Des fonctionnaires méfiants, sikh, tamouls, bengali. Des hommes d'affaires de Madras et Bombay venus faire des affaires mais surtout des repérages avant que n’arrivent les investisseurs, locaux et étrangers. Des jeunes mariés, très snobs, en voyage de noces "nous venons de nous marier, c'est un mariage arrangé par nos parents évidemment ; nous nous aimons.  C'est paraît-il l'endroit le plus romantique de l'Inde". L'un des derniers paradis sur terre.  Ce fut pendant plus de 100 ans, l'enfer-sur-paradis, haut lieu de toutes les cruautés et tortures, au nom de la justice, cela va de soi.
QUELQUES MOTS D’HISTOIRE
Les lies Andaman et Nicobar ont toujours eu une bien sinistre réputation. Connues des Annales Chinoises, elles furent annexées par les rois Cholas du Sud de l'Inde au l0ème siècle, les premiers colonisateurs du Sud-Est Asiatique. Marco Polo les avait identifiées en des propos peu flatteurs. Naufragés pillés et massacrés lors de terribles tempêtes ; pirates de toute espèce dont le fameux amiral Kanhoji Angre harcelant et capturant les navires anglais, hollandais et portugais et qui "se fit" même un gouverneur anglais de Bombay.
Quant aux marchands chinois, arrivés en costumes de soie, à la recherche de produits exotiques: coprah, tortues, bêches-de-mer, nacres et coraux, ils étaient souvent massacrés par les aborigènes ou mouraient des fièvres, D'autres comme les Malais y venaient chercher leurs cargaisons d' esclaves. Puis les Anglais, la Marine "indienne", arrivèrent à la recherche d'un lieu idéal de déportation pour leurs prisonniers politiques et de droit commun, Ils y construisent dès le XIXème siècle, le plus grand bagne politique du monde, qu'ils voulaient "modèle" et qui s'avéra d'une cruauté sans pareille, Il faut lire les "Mémoires d'un révolutionnaire : la Bastille indienne“,  par Bejot Kumar.
Après l'intermède d'une occupation japonaise impitoyable de 1942 à 1945, les îles Andaman et Nicobar allaient devenir, avec l'indépendance, un lieu de pèlerinage dédié aux martyrs de la cause, milliers de "freedom fighters“, torturés et exécutés, Nehru, Madame Gandhi, le Premier ministre Rajiv, tous sont venus s'incliner devant le Monument aux Martyrs,
DES ILES DU FOND DES AGES
Mais les Andaman, au juste, qutest-ce que c'est ?…
- Jamais entendu parler - Quelque 319 îles et 248 rochers, dont seulement 38 sont habités dans un archipel long de 700 km, scintillent comme les îles de nos rêves dans les eaux somptueuses tantôt d'une extrême douceur tantôt d'une furia meurtrière du Golfe du Bengale et de l'Océan Indien, Elles appartenaient à la chaîne montagneuse reliant la Birmanie et l'Indonésie, qui s'enfonça dans les mers, laissant en souvenir un volcan sous-marin endormi et un autre en pleine activité sur l'lle Barren à 110 km de Port Blair, Le seul volcan de l'Inde.
LES CONTES DE FEES SE PASSENT SOUS LA MER
Ces îles tropicales sont pour la plupart vierges et évidemment paradisiaques, avec leurs eaux limpides turquoise, leurs plages de sable fin, bordées de récifs coralliens, Les fonds sous-marins uniques ont été filmés par Cousteau dans son film en 1989.  Ici les contes de fées se passent aussi sous les mers comme l'histoire des poissons nettoyeurs des anémones.
CROCODILES DE MER ET NOUVEAUX PIRATES
À l'abri des forêts sans fin de mangroves (deuxième forêt de mangroves dans le monde), couvertes d'orchidées sauvages, des criques dans les palétuviers grouillant de mollusques et poissons, dont le "poisson qui marche", survolées par des oies sauvages, accueillaient pirates et naufragés et servaient de repaires aux crocodiles de mer ( espèce rarissime pouvant atteindre 7m !). Cela n'a guère changé. Les "descendants" de ces crocodiles sont parmi les derniers survivants. Les "nouveaux" pirates, descendants des anciens voisins, arrivent sur leurs bateaux faire une pêche miraculeuse et sauvage à la barbe des gardes-frontière. Et puis il y a les îles, sur lesquelles, en été, les tortues, par centaines, viennent pondre en pleurant et les îles "habitées" par des milliers de crabes de cocotiers bleu-nuit, pouvant soulever des charges de 28 kilos et cassant avec leurs pinces les noix de coco pour se nourrir.
LES FORÊTS DE LA "PLUIE TROPICALE"
Les îles sont recouvertes à 85% de jungle et de forêts aux essences les plus précieuses. À peine fait-on quelques pas que, dans le silence habité de la jungle, toutes sortes de chants et de cris jaillissent de partout. Perroquets tapageurs aux couleurs éclatantes, oiseaux de soleil bleus au bec orange, bulbuls à la fine aigrette rouge, et les fameux "mégapodes". Des lézards, tout hérissés de pointes, grands comme des petits dragons passent tranquillement.  Troupeaux de buffles et d'éléphants sauvages. On est surpris par les différents parfums des centaines de fleurs épanouies sur les arbres à fruits ; palmiers, figuiers, manguiers, arbres à pain, ananas et tant d'autres dont les bananiers dits "bananier du savant" dont les fruits étaient très appréciés des prêtres brahmanes.
ECOLOGIE ET TOURISME
Il est donc parfaitement normal qu'après les hauts fonctionnaires chargés de l'administration et du développement, les officiers de l'aéronavale surveillant les côtes, le personnage le plus respecté et craint soit l'inspecteur des Forêts assisté de ses collaborateurs, comme un général avec ses hommes toujours prêts à la bataille, On ne coupe pas un seul arbre sans leur autorisation, Installés dans leurs superbes "Forest Bungalows", ils sont comme des préfets disséminés à travers l'archipel.
Une véritable croisade est déclarée aux Iles Andaman, au nom de la protection de l'environnement contre la pollution, le massacre des arbres, et pour la préservation des fonds sous-marins. Un enseignement spécial est donné dans les école. Des associations, des journaux, des affiches, des discussions à la radio dont les programmes sont en sept langues, Comités dans chaque village. Peines sévères pour ceux qui transgressent la loi. Déclarations et courrier des lecteurs dans les seize journaux et périodiques de la presse des Andaman, publiés en anglais, en tamoul, en bengali et en hindi.
Lors d'un entretien, le Directeur des Forêts m'a exposé avec force quelles étaient ses positions : "nous espérons démontrer que le développement ne passe pas obligatoirement par la pollution et l'égoïsme. Nous voulons des touristes, mais écologiques. Nous n'allons pas tomber dans les erreurs de nos amis et voisins qui ont bradé nature et femmes. En préservant l'environnement et nos valeurs morales, nous nous adressons à une nouvelle classe de touristes à la recherche de la beauté, de la pureté qui sont nos principales ressources. Notre territoire vient d'être ouvert aux étrangers, nous ne sommes pas pressés. Nous avons un programme : les touristes seront traités comme des amis, partageant le même intérêt, l'écologie. Nous voulons aller vers la modernité dans le respect des traditions",
Dans l'Inde des anciens temps dite des Védas, tout ce qui venait de la Nature était sacré. Tuer un animal était tuer un Dieu ou un autre être humain dans sa transmigration. L'homme n'était pas centré sur lui-même mais faisait partie du Cosmos, Gandhi, le fondateur de l'Inde moderne et indépendante, a été le premier homme d'État écologiste de notre époque. Il a prôné les vertus des produits naturels. Textiles, vêtements, médecines traditionnelles (ayurvédiques) crèmes et onguents sont vendus dans l'Inde entière dans une chaîne de grands magasins appelés Bhavan Khadi, sous le regard bienveillant d'un portrait de Gandhi accroché aux murs. "Avez-vous le style védique…?" C'est le questionnaire "branché" des magazines,
LES ABORIGENES
Des premiers habitants de l'archipel depuis des milliers d'années -négroïdes et mongoloïdes - il ne reste que six tribus qui continuent pour certaines à vivre à l'âge de pierre et en complet isolement : les Jarawas, les Sentinels - les plus hostiles - les Grands Andaman et les Onges, et, à Nicobar, les Nicobares et les Shompens, plus évoluées,
Le Lieutenant-Gouverneur, dans son Palais, chef-d'œuvre de l'art colonial, sur la colline, au milieu d'un parc, véritable jardin botanique, raconte que dernièrement des marchands ont essayé de prendre contact avec les aborigènes de la tribu "Sentinel".  La plupart ont été massacrés à coups de flèches, de ces mêmes flèches qu'ils lancent sur les hélicoptères de l'aéronavale indienne ! - "Qui croyez-vous que j'ai arrêté et emprisonné ?… les quelques survivants de cette expédition ! Il est interdit d'aller troubler les aborigènes. Certaines tribus ont adopté le mode de vie "civilisé", d'autres nous ont repoussés avec hostilité. Depuis le départ des Anglais, nous avons tout fait pour assurer leur existence dans le respect de leurs traditions, et encore certaines sont-elles en voie de complète disparition“
Le Directeur du Centre d'Ethnologie et du Musée, le Professeur Justin, lui même originaire de la tribu Nicobar près de Sumatra, confirme que tout contact avec les aborigènes est interdit, "Les étrangers venus avec leurs dollars pour faire des photos de bêtes curieuses, nous n'en voulons pas".
Son collaborateur, le professeur M. Sreenathan, originaire du Kerala, linguiste anthropologue, homme de terrain et de recherche, suit tous les courants de pensée en Europe et lit Foucault, Derrida, Barthes, Althusser. Il appartient à cette nouvelle classe d'intellectuels diplômés des universités indiennes n'ayant pas eu les moyens d'étudier à l'étranger, "bénéficiant" d'un salaire minime, sans grand espoir de promotion, hommes libres, nullement influencés par les cultures occidentales ou anglo-saxonnes, fiers de leur "indianisme", tout à leurs recherches souvent passionnelles sur tel ou tel point de la culture indienne. Il me raconte que même le fils de Heinrich Hairen, anthropologue allemand, perdu dans la tribu "Onge" et ayant survécu grâce au lait d'une femme Onge, venu spécialement d'Allemagne pour retrouver la femme qui avait sauvé son père, s'est vu interdire tout déplacement et a dû repartir.
LE PENITENCIER
Il faut attendre… 1789 pour que les Anglais envoient les lieutenants E-H. Brooke et Archibald Blair, de la "Marine indienne", étudier la possibilité d'installer un pénitencier sur l'île pour y déporter les prisonniers politiques, Un premier bagne fut établi avec 1.000 hommes, chargés de défricher et de construire une infrastructure, repoussant les aborigènes à l'intérieur des forêts, En 1896, il fut décidé la construction d'un pénitencier "modèle" sur 1.878 mètres carrés. Cela prit 14 ans. Dans ces 698 cellules, trois vagues de prisonniers se succédèrent. Les rebelles du Soulèvement des Cipayes de 1857 puis les prisonniers politiques de 1910 à 1921 et de 1932 à 1937, Des prisonniers de droit commun furent aussi déportés ainsi que des Birmans. Les prisonniers venaient de tous les coins de l'Inde, de toutes les castes, parlaient des langues différentes, étaient sikhs, hindous, musulmans, bouddhistes ou chrétiens.
Une gigantesque “infrastructure“ gérait chaque instant de la vie, dont les salles de tortures où les prisonniers attachés aux fers étaient bastonnés devant un médecin, et la salle des pendaisons.
Onze mille prisonniers dont des femmes. Les Anglais avaient voulu établir un pénitencier "modèle", choisissant un lieu "splendide" dont les terres pouvaient être développées. Les prisonniers passaient d'abord enfermés six mois aux fers, puis dix-huit mois aux travaux forcés, certains avec encore des fers aux pieds. Puis, suivant leur comportement, des possibilités de "promotion" de la classe 4 à la classe 1, qui leur accordait la liberté sur l'île, une terre à défricher, une femme choisie parmi les prisonnières, ou le droit parfois d'aller rechercher leur épouse sur le continent, accompagné d'un soldat du service.
Les conditions extrêmement dures, la cruauté des geôliers, provoquèrent des scandales, des rebellions, des suicides. On torturait, on pendait à tour de bras. Une inspection eut lieu.  Il fut même décidé de fermer le pénitencier et de libérer sur place les prisonniers. Mais la Première Guerre mondiale allait éclater, occasion pour les "Freedom Fighters" de reprendre leur combat - et de se faire arrêter en masse.
Ce sont les descendants de ces prisonniers qui forment aujourd'hui "la nouvelle société“ à laquelle sont venus se rajouter et s'intégrer les réfugiés du Bengale oriental pour 30 %, des Karen de Birmanie, des Tamouls de Sri Lanka.
Le Pénitencier, son Musée, le spectacle de Son et Lumière avec reconstitution des atrocités endurés par les "combattants pour la liberté" sont devenus une attraction. On y vient en pèlerinage. Les Indiennes dans leurs saris, entourées de leur famille se font photographier devant les appareils de torture. Le Musée expose les portraits des prisonniers politiques, pendus ou suicidés. Des femmes, bizarrement, il n'en est pas question, alors qu'une île voisine, l'île Vipère, surnommée "I'Enter" leur était réservée pour la pendaison. Mais il paraît qu'on n'a pas trouvé traces des noms des femmes dans les registres…
Comme disait une touriste indienne à son mari, "c'était quand même beau !“.
Dans ses Mémoires, le célèbre révolutionnaire Savarkar écrivit : "L'île embellit la mer comme un palais construit sur la terre des fées. Elle était si jolie qu'elle ne pouvait faillir de ravir l'esprit même d'un prisonnier aux fers comme moi".
L’ÎLE ROSS OU LE "PETIT PARIS DE L'ORIENT"
Pendant ce temps, la haute administration anglaise, les fonctionnaires, les officiers et même les officiels indiens menaient grand train sur l'île Ross surnommée "Le petit Paris de l'Orient".
Sur ce site idyllique, entouré, caressé par les eaux vert émeraude, à portée de Port Blair, s'était construite une ville d'une rare élégance avec des demeures en briques apportées spécialement du continent ; La décoration intérieure était en bois précieux, sculpté par les prisonniers birmans ; Le Palais du Représentant, réplique du Château de Windsor, était entouré de véritables “mansions", avec deux églises majestueuses, le bureau de presse, l'hôpital, mais surtout le Club pour les officiers anglais - et un club pour les indiens ; il y avait l'imprimerie, la centrale électrique, des piscines et des tennis.
Du "Petit Paris de l'Orient", il ne reste plus que des ruines, dévorées, vampirisées, recouvertes comme des sculptures par les arbres et les lianes de la jungle qui a repris le dessus. Parmi les fantômes du passé se promènent majestueusement des paons. L'île est la propriété du ministère de la défense.
Les visiteurs qui y arrivent sur un bateau poussif sont accueillis par des officiers chargés de les enregistrer et de percevoir 13 roupies : nom et numéro de passeport pour les étrangers.
Ce jour-là, près de quelques tombes anglaises abandonnées, une jeune fille, en pagne, savamment déshabillée, se fait maquiller en aborigène par une équipe affairée. Ses longs cheveux mélangés à des broussailles enveloppent ses épaules demi-nues de la blancheur qu'il sied à la star indienne qu'elle est. Elle se nomme Tabu. On tournait le film "Prem" : un jeune "combattant de la liberté" s'échappe du pénitencier après avoir tué un officier anglais et se réfugie dans une tribu. Il y rencontre une belle aborigène et ils s'enfuient ensemble. Tués par les Anglais, ils reviennent sur terre, réincarnés et vécurent très heureux dans une Inde libérée…
Et voici que sur les eaux scintillantes, les vedettes de la Marine indienne vont et viennent. Débarque le commandant de la Marine, un Sikh en grand uniforme, avec sa famille, ses officiers, pour assister aux prises de vue. Aussitôt de petits serviteurs accourent, apportant thé et biscuits. Un peu plus loin, sur le mur en ruines de ce qui fut le "Press Club" un paon jette un cri et fait la roue à l'Histoire.
PIQUE-NIQUE A JOLLY BUOY
"Pour fêter la Nouvelle Année 1995, nous aurons un bal sur l'île Ross", m’annonce la jeune épousée d'un officier de l'Aéronavale, rencontrée lors du pique-nique du dimanche sur l'île aux eaux turquoise du lagon du Parc national de Wandor, à 29 km de Port Blair. Ce Parc national s'étends sur 280 km2 et comprends une dizaine d'îles toutes plus belles les unes que les autres, avec des fonds sous-marins uniques.
Le pique-nique du dimanche est un spectacle. Les notables et fonctionnaires, accompagnés des épouses et enfants, prennent place sur de petits vapeurs, glissant dans un paysage à la 'Paul et Virginie", au milieu des mangroves, des bosquets d'hibiscus, de bégonias en fleurs. L'eau est si transparente que du bateau, on peut voir les poissons de toutes les couleurs. Des perroquets verts survolent en jacassant. Un sable si fin et si blanc. On sort des ombrelles. Les belles dames de Port Blair, dans leurs saris chatoyants, entrent et avancent dans les eaux, le masque à la main comme un éventail, pour aller regarder les coraux. Un grand écriteau sur la plage : "N'emportez rien que des photos, ne laissez rien que la trace de vos pas".
LA MEMOIRE DES ANDAMAN
Le Commissaire au Développement est une femme. La quarantaine. Elle vient de prendre ses fonctions après quatre années passées à Goa, à lutter contre les ravages du tourisme. Elle me reçoit dans un immense bureau qui donne sur le port à travers des stores de bois, "Mini India" dit-elle. Aux îles Andaman, on a réussi à réaliser ce dont sur le continent on a toujours rêvé. Une société unique sans problème de castes, de religions, sans repères économiques et historiques.
Un "filtre culturel". Les Combattants de la Liberté, après quinze ou vingt ans de bagne, sont devenus "la mémoire des Andaman". Fiers d'être une communauté intégrée, motivés pour créer pour leurs enfants un monde neuf, sans les complexes et les préjugés du continent, ils ont eu la chance de bénéficier de toutes les assistances : de la terre à défricher, des cocotiers à exploiter, des forêts, un bateau, un toit. Un salaire supérieur à celui du continent. Soins médicaux et médicaments gratuits. Centres sociaux, campagnes de vaccination, d'hygiène. L'école obligatoire et gratuite.  Des uniformes bleus pour les écoles. Aujourd'hui il y a 350 écoles, gouvernementales, chrétiennes, des missions Ramakhrisna, 8.000 professeurs dont la moitié viennent du continent, 90.000 élèves. L'un des taux les plus élevés d'alphabétisation. Ceux qui passent l'examen de fin d'année sont employés dans les différentes administrations. D'autres bénéficient de bourses pour aller continuer leurs études sur le continent.
Vous avez dû remarquer, il n'y a pas un mendiant dans les rues, Nous avons une politique pour les handicapés : des places réservées pour eux. Des organisations pour les femmes dans chaque quartier, chaque village. Cours d'anglais, de couture, de dactylo, d'artisanat et de secourisme. Chaque famille a le droit de bénéficier, tous les mois de denrées usuelles comme le riz, le sucre, l'essence, à des prix très bas. Tous les produits viennent du continent par bateau de Madras ou de Calcutta.
Les gens vivent ici des ressources naturelles. Commerce du coprah, du bois, des épices et des coquillages, dont la nacre. Ils ne pêchent que pour leur auto-suffisance, alors que les mers tout autour regorgent de tous les poissons, crustacés et langoustes. Le kilo de poisson au marché ou de crevettes à 35 roupies (5 F, 1995).
Nous avons pour les années à venir trois objectifs - développer la pêche, l'agro-alimentaire et le tourisme. Mais ici c'est un peu la "mentalité du paradis", on a tout ce qu'il faut, on ne cherche pas plus. Et s'il y a un problème, c'est à nous de le résoudre. Sur les îles Nicobar, chaque famille possède à peu près 500 cocotiers. Le coprah était, dans le passé, acheté quelques centimes le kilo, il est fixé à présent à 40 roupies et il peut s'en vendre 40 kilos par jour. Ce sont des marchands musulmans du Gujarat, quatre frères, qui avaient autrefois, comme la Compagnie des Indes, établi leur monopole, contrôlant jusqu’aux mouvements de personnes.
La société des Andaman s'est élargie avec l'arrivée des réfugiés du Bengale oriental. Maintenant chaque communauté supporte ses leaders dans un parfait équilibre, mais ils se plaignent que ce n'est plus comme avant quand ils étaient les seuls, eux, descendant des Combattants de la liberté. Chaque mois, des clandestins venant du continent s'infiltrent. Le potentiel est là et la place aussi, - pensent-ils. Mais tout le monde n'est peut être pas d'accord.
PORT BLAIR
Elle est trop belle, la baie PHOENIX, cachée dans la végétation luxuriante avec son port dessiné comme sur une estampe ancienne. Navires, paquebots, ferries, bateaux de pêche et même un yacht arrivant de Phuket vont et viennent avec ces bruits de sirènes que l'on aime et cette nonchalance des îles. Sur la mer insolemment bleu émeraude, un vol de hérons qui pêchent de temps en temps.
La petite ville de Port Blair s'étage sur une colline recouverte d'arbres tropicaux les plus variés, de lianes entourant des arbres de quelques dizaine de mètres. Au milieu de frangipaniers, de bégonias, d'hibiscus, se cachent les maisons de style colonial, toutes simples ou de véritables demeures, entretenues, repeintes en des couleurs claires, le plus souvent en bleu. Ce bleu couleur de mer que l'on retrouve partout sur l'île, résidences administratives, boutiques, restaurants, camions, et même les crabes sont bleus.
ABERDEEN BAZAR
Cela n'a pas changé peut-être depuis 100 ans. Allez-y vite avant qu'ils ne démolissent pour construire en dur. Les quartiers commerçants, prospères, pimpants. Des enseignes, des graphismes, des couleurs et des couleurs. Les restaurants offrent toutes les cuisines de l'Inde, chacun suivant son origine. Les voyageurs étrangers sont accueillis avec gentillesse, sourires et curiosité sympathique.
Les magasins sont "super-achalandés"; certains affichent sur des grands tableaux noirs les stocks de chaque produit. D'innombrables tailleurs-marchands de tissus, car il n'y a pas beaucoup de confection. Des boutiques de saris, empilés les uns sur les autres, de toutes les couleurs.  Des coiffeurs pour hommes dont l'un affiche "French Hairdresser", de Pondichéry. Partout des Instituts de beauté avec une liste impressionnante des soins proposés, du massage herbal à l'épilation traditionnelle c'est-à-dire avec deux fils à coudre, dont l'un est tenu entre les dents. Des joailliers offrent des bijoux de nacre, de perles, des coquillages somptueux et rares. Artisanat local d'objets en bois précieux, en bambou, en coquillage.
Boutiques spécialisées dans la location de vidéo-cassettes en anglais, en tamoul, en bengali et en hindi. De-ci de-là des paraboles démesurées, quelquefois au-dessus de toutes petites maisons en pleine campagne pour capter Start TV, la chaîne internationale responsable d'après certains de la brusque ouverture de l'Inde aux "démons" de l'Occident. Dans des boutiques grandes comme des couloirs, des systèmes de fax et de téléphone national et international où, de ce bout du monde, on peut, en deux minutes, appeler d'autres bouts du monde, pour un prix très modique. La salle de cinéma s'appelle Mountbatten, le dernier Vice-Roi des Indes.
La route passe devant le restaurant Annapurna, superbe demeure coloniale, où l'on apporte le livre d'or à signer, sous les portraits de Nehru, de Madame Gandhi, de Rajiv Gandhi ; on y déguste les meilleurs "thali" (spécialité du sud - plateau avec différents carrys, crêpes, yogourt, riz -). Un peu plus loin, la Bibliothèque municipale où l'on peut passer des jours à consulter les nombreux livres anciens et modernes sur les Andaman, que Visandas, un étudiant handicapé, vous à aide à trouver. Puis la route descend, traverse le stade, suit le bord de mer, passe devant le collège, reprend la côte jusqu'au Temple Sree Dharma Sastra, avec ses deux statues du dieu Éléphant Ganesh, tournées vers l'île Ross. On arrive à la plage de cocotiers de Corbyn' Cove, sereine et déserte. Un buffle passe en courant. Une touriste étrangère se fait dorer au soleil près de son compagnon aussi blond qu'elle. Trois jeunes Indiens, accoudés à leurs vélos regardent.  Deux autres ont pris place dans l'un des blockhaus construits par les japonais qui parsèment la plage et attendent on ne sait quoi. Un petit restaurant sur un gazon parfait, en face de la plage, sous des parasols neufs, offre du carry aux crevettes, des pommes frites et de la bière.
La voiture des pompiers arrive, s'arrête ; des pompiers se mettent à arroser la pelouse puis repartent vers d'autres pelouses. Il est midi à Port Blair.
Catherine van Moppès
Territoire administré par le gouvernement indien, contrôlé par le ministère de la défense et de la marine, surveillé, de part leur position stratégique par les nombreuses forces aéronavales venues du continent, établies sur une base hyper confortable à Port Blair, les Iles Andaman et Nicobar, totalement assistées, jouissent de tous les privilèges.
Tout a concouru à faire de ces îles un véritable paradis non seulement pour les touristes "futurs" mais, ô stupeur, pour les simples habitants. Ce qui n'empêche pas les rumeurs d'aller bon train. Un avion espion inconnu, tombé dans la jungle, des navires chinois mystérieux dont le Yan See Han 014 équipé de systèmes d'observation électronique cité dans le Far Eastern Economic Review du 22 décembre 1994. Réponse du gouvernement indien qui décide d'envoyer six avions Dornier, trois navires, six intercepteurs, allégeant qu'un certain nombre de navires étrangers ont été interceptés autour des Andaman.
 




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ANDAMAN ET NICOBAR, CARNET DE ROUTE

 

LES ILES ANDAMAN SONT UN PARADIS POUR LES NATURALISTES. LA MER LES CIEUX, LES FÔRETS ABRITENT DE RARES ESPECES EXOTIQUES DE FAUNE ET DE FLORE QUI PASSIONNENT LES ECOLOGISTES. LES DERNIERES TRIBUS D'ABORIGENES VIVANT ENCORE A L'AGE DE PIERRE OCCUPENT LES MEMES ILES QU'IL Y A DES MILLIERS D'ANNEES, AVEC LES MEMES DANSES ET LES MEMES CHANTS, TOUT A LEURS COUTUMES IMMUABLES QUE LE GOUVERNEMENT INDIEN ENTEND PRESERVER.
APRES AVOIR ETE LA TERRE D'ASILE DE L'UN DES BAGNES POLITIQUES LE PLUS CRUEL DU MONDE, SUBI L’OCCUPATION JAFONAISE, CE TERRITOIRE INDIEN., TOUJOURS EN ALERTE DE PAR SA POSITION STRATEGIQUE, MEMOIRE DES LUTTES D’INDEPENDANCE, POURRAIT DEVENIR L'UNE DES NOUVELLES DESTINATIONS DU TOURISIME MONDIAL N'ETAIT-CE LE SOUCIS PRIMORDIAL DE LA PRESERVATION DE LA NATURE ET LA PEUR DE VOIR ARRIVER LES "MAUVAIS TOURISTES".
NB. Prix en franc français 1995.
SE RENDRE A PORT BLAIR
Pour arriver aux Iles Andaman, un vol d'Indian Airlines relie Madras ou Calcutta à Port Blair trois fois par semaine. Billets aller-retour : 1.100 F. Un service maritime relie Madras et Port Blair tous les dix jours en 52 heures. La cabine de luxe, la classe pont : 40O F et I50 F. Permis d’entrée obtenu pour 30 jours à l’arrivée en l’avion.
Prendre une agence de voyages à Madras qui s'occupera de toutes les formalités. Mr Kumar, de l'agence A-1 Tours & Travels, 27/28 Woods Road, Madras 600 Inde (tél. : 91-44-852 46 41 ; fax : 91-44-852 0867). Il. Est extrêmement compétent, se met en quatre pour aider et il aime les touristes français… Se renseigner des jours de départ des bateaux de Port Blair pour l'île Havelock ou celles de Mayabunder, Diglipur et Rangat. Et des bungalows disponibles. Essayer aussi de réserver un hôtel à Port Blair.
HEBERGEMENT A PORT BLAIR
Le super palace tout en bois de teck, un des plus plus beaux hôtels de l'Inde, très design : Bay Island, Marine Hill, sur une colline dominant la Baie du Bengale avec un club de plongée et un musée où il n'est question que d'écologie et du Commandant Cousteau. A peu près 500 F pour deux personnes, pension complète. Une ambiance d'écologistes étrangers, d'explorateurs, de journalistes, de photographes des fonds sous-marins et de riches hommes d'affaires indiens avec leurs épouses d'une incroyable élégance.
MEGAPODE NEST, HADDO (tél. : 20 207). A peu près 70 F pour deux personnes. Une des nombreuses guesthouses du Gouvernement, de plain-pied dans un parc plein d'oiseaux et d'écureuils, chambres et terrasse donnant sur le port et la baie, dans un cadre très agréable, un certain luxe et un service excellent ; bonne cuisine indienne avec des carry de poisson et crevette.
Hôtel ABHISHEKH (tél. : 21 565) ; à peu près 60 F pour deux.. Dans une allée digne d'un paysage du Douanier Rousseau, un hôtel moderne avec une belle vue sur le port, très convivial Deux étoiles viennent de lui être décernées.
CENTRAL LODGE, dans une sorte de jungle mais en ville -une grande maison en bois avec des petites cellules. jeunes étrangères   Seules et routards. Atmosphère familiale et location de vélos. Entre 6 et IO F.
HEBERGEMENT PRES DE LA PLAGE
ANDAMAN BEACH RESORT, dans un beau parc couvert de fleurs. Luxueuse demeure coloniale, à deux pas de la plage. 250 F pour deux (tél. : 21 462/64 ; fax : 21 463).
HORNBILL NEST, guesthouse dans une maison de charme assez sommaire 55 F pour deux et IIO F pour une chambre à six lits ; location de vélos ; très sympathique accueil, avec toutes les informations pour les activités locales et les heures de départ des bateaux pour les îles.
SINCLAIR BAY VIEW moderne, luxueux et en bordure de mer, avec un bar dans un ancien blockhaus japonais dont on a gardé le canon pointé vers le large - 122 F pour deux (tél. : 20 973).
HEBERGEMENT DANS LES ILES
Tourist bungalows dans les îles de HAVELOCK, MAYABUNDER et RANGAT. Se renseigner pour les bateaux et les bungalows à MADRAS dès l'arrivée : il n’y a qu’un ou deux bateaux par semaine. Le séjour sur ces îles aux fonds sous-marins uniques est idyllique.
INFORMATIONS ET LOISIRS
Le DAILY TELEGRAMS. Procurez-vous chaque matin ce journal local, à votre hôtel ou au restaurant.
TOURIST OFFICE, VIP Road, Junglighat (tél. : 21 OO6) ou SUNISHINE TOUR (tél. : 20 887). Demandez le jeune et dynamique NEERAJ, guide patenté. Traite les touristes comme des amis. Il sait tout et organise toutes les excursions possibles à la demande de chacun. A la montagne : trekking, observer les oiseaux, rechercher les plantes rares, pister les éléphants et les petits dragons. Il organise promenades en bateau, pêche, plongée sous-marine et départs vers les îles. Il connaît les “endroits à crocodiles“ au milieu des mangroves et donne aussi des cours de yoga. Il dirige une école pour former des guides "écologiques"…
ECO FRIENDLY TOURISM, SAGAR TOUR (tél. : 21 704), L'agence personnalisée et plus commerciale, très bien organisée.
L’ANDAMAN TEAL HOUSE (tél. : 20 642) qui fait aussi ghesthouse, a un bureau de tourisme et présente des films sur les aborigènes.
LES ABORIGENES.
Il est interdit aux étrangers de visiter les diverses réserves tribales, sauf autorisation spéciale.
La traversée, au milieu de paysages fantastiques de mer, de jungle, de haute montagne aux rivières à. crocodiles, des îles Andaman, en bus et en bateau, allant de l'île Sud à l'île Nord via l'île Moyenne passe par la réserve des aborigènes "Onges".et par des villes de Karens birmans. On peut peut Ioger dans les guesthouses nombreuses ou camper dans les montagnes - demandez à NEERAJ de vous accompagner ou de vous donner ses bonnes adresses.
RESTAURANTS ET AUTRES.
L'hôtel DHANALAKSHMI à ABERDEEN BAZAAZ, l’ANNAPURNA CAFE sont les meilleurs restaurants en ville : entre 3 et 5 F pour un plat de carry de poisson.
L'hôtel BAY ISLAND : son petit déjeuner sur la terrasse devant la mer de est un moment délicieux. Langoustes et crabes sont au menu pour le dîner.
Le KATTAPPAMMAN, dans la rue principale en ville : essayez ses repas végétariens ou thalis sur feuilles de bananier.
Le restaurant THE WAVES, devant la plage de CORBYN'S COVE, sur une pelouse anglaise. Sous des parasols, on peut manger du poisson et des crevettes et boire une excellente bière.
Dans les îles, crevettes. langoustes et crabes à la demande dans les guesthouses, ou à acheter directement aux pêcheurs sur la plage.
LOCATION DE VELOS ET SCOOTERS ET..TAXI
Pour 20 F par jour : location d'un scooter. Pour 3, un vélo. Pour 55 F un taxi avec chauffeur, qui vous amènera visiter les sites intéressants comme l'île aux oiseaux : CHIDIYA TAPU ou le Parc Maritime national de WANDOR aux coraux inoubliables que l'on découvre, en semaine, seul sur une île vierge…
Chez T.P. PREM KUMAR, Babu Lane à Port Blair, on peut se faire ciseler" des bijoux en argent ou en or.
Des instituts de beauté proposent des massages avec des huiles à base d'herbes et d'excellents soins pour les cheveux : Island Beauty Parlour, Junglighat Road.
Des centres d'artisanat et des boutiques offrent des coquillages magnifiques, des objets en nacre, en bois précieux ou en bambou et des perles. La Bibliothèque Nationale avec des livres sur les Andaman, le Musée ethnologique, le Musée de la Marine, le Musée Botanique, le Zoo, la Prison et son Musée avec Son et Lumières tous les soirs, reconstituant…les horrreurs vécues par les milliers de prisonniers politiques, sans oublier les cours de plongée sous-marine avec des moniteurs du Club de plongée. On n'a pas le temps de s'ennuyer aux iles ANDAMAN…
Les touristes ayant charterisé un voilier en Thaïlande peuvent faire les 447 kilomètres séparant Phuket des Andaman dans la mer des Andaman, allant d'île en île.
 





RENSEIGNEMENTS A PARIS PRES DE L'OFFICE DE TOURISME INDIEN,
8 boulevard de la Madeleine, 75008 Paris (tél. 01 4265 8386).

Catherine van Moppès


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mardi, décembre 30

Internet, le scandale : un "coup d'essai"

Internet, le scandale
Un « coup d’essai »

En 2000 plusieurs O.N.G. mandatées par les institutions internationales recensaient sur le seul territoire de la république de Russie environ six millions d’enfants de la rue, c’est-à-dire des enfants de 6 à 18 ans sans papiers ou sans famille déclarée.
En 2001 en Chine, les autorités reconnaissaient le chiffre d’environ trois cent millions de paysans sans emploi. Dans ce pays où les couples déclarés obtiennent de l’Etat des facilités censées les décourager de mettre au monde plus qu’un seul enfant, quels emplois restent à ces millions de chômeurs aux abords des mégalopoles ?
En 2002 en Belgique francophone, mais aussi dans de nombreux pays liés à ceux du G7, combien sont-elles les initiatives responsables en vue de promouvoir ou de faciliter, sur les questions de maturation affective ou d’éveil de la sexualité, un dialogue entre générations, initiatives favorables aux prises de conscience personnelles ou collectives ?
A la suite de la grande frayeur, après les révélations publiques sur les crimes de pédophiles(1) où l’utilisation d’internet prenait place, sont nés une série d’associations, mouvements, colloques, œuvres écrites ou télévisuelles destinées aux parents, si ce n’est véritablement à leurs enfants.
Force est de constater qu’il s’agit là surtout de métaphores autour des thèmes de la confiance et de l’affection bien orientées, plutôt que de mises en garde réalistes ou de messages directs et clairs, lisibles et assimilables par les enfants et par les adolescents eux-mêmes.
En Europe occidentale, autour des faits de morale personnelle et sexuelle, rien ne semble avoir changé depuis l’affaire dite des mystères de la Grande Déesse et l’exil en Dacie (actuelle Roumanie) du poète Ovide, impudent auteur d’un « Art d’aimer » Il persiste une conception du monde à la fois mal décentralisée, mais toujours théocratique et patriarcale de quelques émules des empereurs romains de l’Antiquité.
Pendant la Renaissance et la Réforme, à peu près depuis le 16e jusqu’au 18e siècle, les accès d’hystérie collective furent fréquents : il y eut en France notamment l’affaire des dits possédés de Loudun, analysée par Voltaire et les Encyclopédistes: épisode des mutations culturelles et sociopolitiques amenant inexorablement le monde occidental vers la dite centralisation démocratique des Etats modernes, et dont Ken Russel a tiré un film: The Devils. Dans les colonies britanniques d’Amérique du Nord, des conditions assez semblables firent place à l’affaire des dites sorcières de Salem.
Aux Etats-Unis d’Amérique du Nord après l’indépendance, il y eut aussi un « Chief Justice » nommé Lynch qui allégrement se lavait les mains pendant que les gens qui l’avaient élu à son poste se défoulaient de l’une ou l’autre crise en se salissant les leurs sur quelque pauvre diable(sse), martyr(e) désigné(e) Après les jeux du cirque de la Rome impériale, et les mises à la question de l’Inquisition, se faisait encore attendre l’évocation d’une humanité perverse polymorphe à travers les écrits d’un marquis de Sade ou ceux d’un Léopold de Sacher-Masoch.
Les contemporains de la reine Victoria n’étaient pas loin de mener la vie d’un Dr Jekyll & Mr Hyde, eux qui, dans l’engouement de l’époque pour les « tableaux vivants » d’après l’antique, laissaient un Lewis Carroll (auteur d’Alice aux Pays des Merveilles) dans la vie réelle professeur de maths nommé Charles Dodgson, faire des séries énormes de photographies de leurs enfants dénudés. Les anglophones apprécieront le choix ciblé du pseudonyme Car-roll ainsi que le surprenant patronyme Dodg(e)son.
Au 21e siècle, les critères éthiques ou les fondements de la moralité publique ont-ils réellement changé ? Et si la question se pose, cela n’est-il pas assumé délibérément pour une frange très réduite de la civilisation, et presque exclusivement dans un certain type de culture ?
Internet et ses extensions mobiles, la télématique, la robotique, les thérapies géniques, les transferts de technologie nucléaire, la biologie moléculaire et la recherche agronomique, etc., sont prétextes à mouvements ou bien d’acceptation ou bien de résistance au changement, ainsi qu’à la mutation des comportements individuels ou collectifs qui ont toujours accompagné les avancées techno-scientifiques. Ces mouvements, à défaut de s’organiser socialement, s’entremêlent et s’interpénètrent de façon subtile et parfois relativement complexe.
Dans la mesure où par nécessité la société civile s’ouvre aux responsabilités publiques, tout projet novateur - et les préoccupations économiques et financières indispensables à son développement - met en question les stéréotypes religieux ou philosophiques ici et maintenant présents dans la vie familiale et quotidienne.
Les églises et communautés religieuses - ou toute autre congrégation par ailleurs, reconnue ou non par l'autorité publique - n’échappent pas à cette évolution, parfois nommée sécularisation sur le modèle classique de la chrétienté où coexistent clergé "séculier" - ouvert dans le siècle aux mortels - et clergé "régulier" regroupant pour l'éternité divers ordres monastiques, chacun suivant une règle propre.
En Amérique du Nord, malgré la législation prohibant les pratiques anticoncurrentielles, un conglomérat économico-financier s’est créé dont les métiers de base se concentrent sur l’utilisation des techniques internet par le plus grand public à l‘échelle mondiale.
Cependant la majorité des employés, ingénieurs ou techniciens, partie prenante et premiers bénéficiaires de ces techniques internet sont, à leur insu parfois, porteurs de l’idéologie conservatrice des Etats du Nord-est, idéologie frileuse et réactionnaire proclamée par prédicateurs à grand spectacle ou dispensée par démarcheurs itinérants, sinon quotidiennement relayée par les communautés de base catholiques ou protestantes, évangéliques, méthodistes, presbytériennes, etc., mais aussi juives ou musulmanes dites intégrées.
Il faut savoir qu’une différence foncière existe, un réel phénomène interculturel de divergence d’interprétation, entre les conceptions états-unienne et européenne de l’exercice du droit à l’expression individuelle et ce, suivant les principes fondamentaux consignés dans les textes constitutionnels.
Dans les pays latins où l’ordre judiciaire est à l’heure actuelle encore inspiré du code civil hérité de l’occupation par les conscrits de l’empereur Napoléon 1er Bonaparte, on ne semble pas prendre la mesure ultime de la perception sociale - se résumant au sentiment de la justice - perception inhérente à l'application même d'une doctrine imprescriptible.
Jusqu’à présent, le « 1st amendment » - article premier - de la constitution des Etats-Unis permet au citoyen la complète et totale expression publique de ses opinions personnelles en quelque lieu ou à quelque moment qu’il le désire, et par quelque moyen licite que ce soit sans devoir en référer préalablement à aucune autorité publique.
Contrairement à une idée répandue ceci n’est pas imaginable dans les autres pays dits démocratiques, dans lesquels toute expression publique est préalablement soumise à l’autorisation officielle des pouvoirs constitués lesquels sont, quand il s’agit de la rue, prompts à faire encadrer par la police les dites « manifestations publiques »
Ancrée dans le quotidien, la conception de l’ordre public états-unienne et cette idée de la liberté d’expression personnelle « qui va de soi » peut aller en toute innocence jusqu’à la diffusion par internet non seulement d’opinions généreuses ou d’informations utiles au bien commun de l’humanité, mais aussi d’incitations à la haine, à la violence, à l’utilisation de produits dangereux ou à l’abus sexuel.
Il faut faire ici la distinction entre internet et « bulletin board system » (BBS), c’est-à-dire entre un réseau de communication aux mailles éclatées d’une part, et de l’autre un système de transmission interactif mais exclusif entre un fournisseur d’accès et ses usagers. Le cas de figure des BBS est assez comparable à celui du libraire de quartier qui délivrerait loin des yeux de toute autre personne (et des réputés « mineurs d’âge ») de la littérature qualifiée de « licencieuse » à des clients réguliers bien connus de lui.
Dès le moment où l’étude des marchés a fourni des indicateurs favorables, le consortium industriel des technologies de l’information et de la communication a décidé de passer du stade des BBS à celui d’internet, ce qui allait pouvoir démultiplier - sans aucun frein pensaient-ils - les revenus publicitaires et ceux associés aux ventes des œuvres multimédias.
Couverts par le « 1st amendment » les simples usagers états-uniens d’internet et du courrier électronique firent tout naturellement usage de ce moyen de communication non seulement rapide, facile et peu coûteux, mais également anonyme, pour échanger sans la moindre hésitation un certain type de documentation très personnel.
Les techniciens des fournisseurs d’accès, quand ils avaient à décharger périodiquement les mémoires temporaires des ordinateurs de référence, ne se sont pas fait prier pour constituer au départ de ces matériaux de réelles collections qu’ils diffusèrent le plus souvent à titre onéreux par le moyen des forums de discussion spécialisés - les newsgroups.
A cause de la nature inédite des techniques internet ceci existe encore à l’heure actuelle, et la production en est facilitée dans les aires géographiques où la législation s’y prête.
Celui "par lequel le scandale éclate" fut en l'occurrence un prétendu ingénieur-technicien électricien du nom de Rimm se présentant comme membre d’une équipe de recherche de la Carnegie Mellon University. Envers et contre tous usages académiques réglant la publication de mémoires ou thèses universitaires, ce personnage douteux obtint pour un papier à scandale sans aucune véritable argumentation, la publication en page de couverture du Time magazine. Voir (2) A Detailed Analysis of the Conceptual, Logical, and Methodological Flaws in the Article « Marketing Pornography on the Information Superhighway - Donna L. Hoffman, Thomas P. Novak - July 2, 1995 (version 1.01)
Presque en même temps l’affaire Megane éclata, du prénom de la petite martyre victime d’un détraqué sexuel - un an auparavant, affaire très semblable en Belgique à celle de Julie et Mélissa - et déclencha des manifestations populaires sans précédent. Voir (3) loi Megane.
Il fallait s’y attendre, et c’était probablement dans la discrétion l’effet attendu par les commanditaires de Rimm : au bénéfice de qui ce mouvement de panique se solda-t-il ? Le lobby des technologies de l’information et de la communication ne pouvait que se réjouir, au premier abord devant une lecture soudainement accrue des newsgroups, précisément ceux-là même par lesquels les turpitudes étaient distribuées à leurs clients, sans être pour autant publiquement dévoilées.
Vint alors l’effet de boomerang, en deux temps, trois mouvements : le chef de l’exécutif carrément mis à nu par l’une de ses secrétaires ; la demande de révision de la Constitution touchant à la liberté des médias - voir (4) Internet : la censure américaine (Idées Belgique) - et last but not least, le choc frontal du terrorisme sur le centre états-unien des affaires.
En Belgique après les multiples réformes de la Police, les nombreuses affaires judiciaires ou les enquêtes de voisinage sur des enseignants, croit-on enfin tenir la solution définitive à tout problème de sécurité ? Les jeunes, leurs parents ou leurs enseignants, attendent-ils vraiment des initiatives pertinentes des pouvoirs publics ou de la dite société civile ?
Improbable fiction, la société civile est écartelée dans ce compromis permanent de sanction synallagmatique entre aveux publics de faillite et prises d’intérêt particulier. Dans le meilleur des cas elle est tantôt pôle de convergence ou point de ralliement des bonnes volontés, tantôt dans le pire, carrefour de tous les dangers ou nasse dans laquelle la foule irrésistiblement se trouve entraînée vers sa perte.
La surinformation, de même que la suspicion persistante quant aux éventuelles compromissions politiques et policières dans l’assassinat de personnalités de premier rang ou dans d’autres affaires de grand banditisme non résolues, favorisent une culture de panique et de viol des consciences dans la mesure où ces événements réellement anormaux affectent profondément la confiance de personnes souvent peu formées pour l’analyse impartiale et la critique objective.
Faut-il s’étonner que des intellectuels, ingénieurs, techniciens de haut niveau - que penser de leurs enfants ? - se sont un jour trouvés à ce point déboussolés qu’ils ont versé dans une fascination morbide pour de prétendues sectes mystiques ou d'occultes groupes militants, voire même dans une collaboration suicidaire à des réseaux terroristes armés.
Pour autant, le citoyen lambda a-t-il droit à ce qu’il est convenu d’appeler vie privée ? Actuellement le mirage virtuel permanent des médias et l’envahissement quasi subliminal par les réseaux télématiques interactifs ne lui font-ils pas ressentir cette petite vie individuelle qui est sienne comme une vie « privée de tout » ?
Mieux qu’aucun tribun public ou autre factotum administratif, les acteurs de terrain, enseignants, psychologues ou travailleurs sociaux sont bien placés pour savoir que les jeunes, enfants et adolescents, sont enclins par nature à des tentatives d’expérimenter la vraie vie si bien vantée par les spécialistes du marketing. Ils ressentiront à coup sûr le hiatus, la béance dans leur parcours personnel d’autant plus cruellement que la vie vraie présentée froidement à l’école leur paraîtra terne et décalée au regard de la vie rêvée de leurs héros, toujours très loin de la vie réelle vécue par les enfants de la rue. Voir (5) « enfants de la rue »
Pour tenter de trouver des solutions aux problèmes d’éducation il faut analyser leurs conditions objectives d’apparition, par l’étude des politiques économiques et sociales relatives aussi bien au chômage des jeunes qu’à la violence et à la délinquance, et pour cela, il est utile d’établir des comparaisons avec l’ensemble des pays industrialisés.
Il ne s’agit plus ici du Nord contre le Sud ou de l’Occident contre les « autres », selon une vision peu controversée de la civilisation qui hante encore des nostalgiques - parfois universitaires respectés, sinon respectables - et les fait parler d’eux à l’occasion des événements du 11.09.01 à Manhattan.
Des rapports sont régulièrement publiés par la Commission européenne ou par les institutions internationales - F.A.O., U.N.I.C.E.F., O.M.S., F.M.I., O.C.D.E., etc. - lesquels rapports, même s’ils ne font pas l’unanimité quant à leurs méthodes ou leurs objectifs, donnent des avis argumentés qui obligent les décideurs à mettre cartes sur table et les forcent à discuter de faits délicats qu’ils auraient pu vouloir laisser dans l’ombre.
Pour motiver politiques de développement et remédiations sociales, on entend opposer parfois deux visions contradictoires de la protection de l’enfance axées l’une sur le cloisonnement, la normalisation et la dépendance, l’autre sur l'ouverture, l'accompagnement et l'autonomie.
Ne pourrait-on s'inspirer du choix et des initiatives développés en divers groupements notamment néerlandais, britanniques ou allemands, lesquels se démarquent radicalement de tout interventionnisme policier mais suivent les principes de l’éducation constructiviste et de l’humanisme d’un Carl Rogers, et s’appuient sur des références scientifiques solides en sexologie, pédagogie et criminologie. Voir (6) (7)et (8) issues notamment de Cyberlaw Research Unit, Centre for Criminal Justice Studies, University of Leeds.
Des alternatives sont-elles ouvertes ?
Texte actualisé, liens hypertexte et références documentaires à jour – janvier 2004
Outre tout fonds documentaire encore inexploité, les informations vérifiables contenues dans le présent texte sont obtenues notamment via les moteurs – ou « mot–(h)eurs » – de recherche Google et AltaVista.
Est-il encore indispensable de remercier ici l’artisan du Monopoly de la cybercommunication mondiale ?
Le scandale Internet – essai historique - Liens hypertexte et références documentaires à jour – janvier 2004
1 Par-delà les qualifications des décisions rendues et les divers traitements judiciaires réservés aux pédophiles, les attentes normatives du public invoquées par la magistrature sont étroitement dépendantes de l’environnement socioculturel et des conditions psychosociales qui prévalent en chacun des pays concernés : avec l’exécutif et le législatif, il s’agit ici de l’un des trois pouvoirs régaliens.
Délaissant volontairement l’opposition purement dialectique entre attitudes de rupture et de connivence des justiciables envers l’appareil politico-judiciaire, on peut néanmoins s’interroger sur l’universalité des normes juridiques à l’échelle de la Toile. (Quoique sans rapport direct au présent texte, un aperçu des recherches contemporaines post-universitaires se trouve à la page web : http://sos-net.eu.org/red&s/dhdi à l’intitulé « Droits de l’Homme et Dialogue interculturel », notamment : « De la pyramide au réseau – Vers un nouveau mode de production du droit ? » Ost, François et van de Kerchove, Michel)
Mais qu’ils soient de sexe masculin ou féminin, une différence de perception est déjà sensible dans les expressions langagières qui dénotent les dits pédophiles en français et en anglais des Etats-Unis. « Pédé » pour pédéraste - du grec ancien « passionné d’enfants » - le vulgaire « tapette », ou le familier « tantouse » n’offrent pas exactement les mêmes connotations signifiantes que ‘boylover’ ou ‘lesbian’, ces termes ne se situant accessoirement pas dans le champ des préventions pénales. Il en va tout autrement pour le terme « pédophile » correspondant assez directement à ‘kidhacker’ dont la traduction littérale est « hacheur de chevreau » - superlatif de bourreau d’enfant.
2 A Detailed Analysis of the Conceptual, Logical, and Methodological Flaws in the Article « Marketing Pornography on the Information Superhighway » - Donna L. Hoffman, Thomas P. Novak - July 2, 1995 (version 1.01) – Le nom de Rimm se rapproche étrangement du vocable ‘rimming’ - pratique sexuelle sui generis - en usage chez les ‘gays’...
fichier http://elab.vanderbilt.edu/research/topics/cyberporn/rimm.review.htm
site web http://elab.vanderbilt.edu
3 Loi Megane
Politics and Irrelevance: Community Notification Statutes by Eric Lotke as appeared in the Federal Sentencing Reporter, Volume 10, No. 2 September/October 1997
fichiers en ligne http://66.165.94.98/stories/polnirr97.html et http://66.165.94.98/cjind.cfm
Sohopeful Legal Defense Fund - groupe de défense des droits civils et de la vie familiale des pédophiles inscrits au registre judiciaire ouvert au public - ‘community notification kidhackers registry’
site web : http://www.sohopeful.org - courriels : respond@sohopeful.org (documentation) - tomm5946@hotmail.com (webmaster)
4 Internet, la censure américaine in Le Vif /L’Express - 26 avril 1996, p. 41(Idées Belgique)
5 Sur les enfants de la rue :
European Network on Street Children Worldwide - ENSCW - T/02 347 78 48
sites web : http://streetchildren-enfantsdelarue-niñosdecalle-enscw.htm/ et http://Forum-Parolesderue.htm
courriel : claudia@enscw.org ou info@enscw.org
Dynamo international - site web : http://www.travail-de-rue.net
Courriel : parolesderue@travail-de-rue.net ou dynamo-int@travail-de-rue.net
6 Ipce est un forum de niveau académique où se discutent les relations qui impliquent enfants et adolescents avec des adultes
site web : http://www.ipce.org ou http://www.ipce.info/ipceweb
7 Sur la pédagogie sans frontières en bandes dessinées :
site web : http://www.niklascomics.de/qindex.htm
8 Cyberlaw Research Unit, Centre for Criminal Justice Studies, University of Leeds:
site web : http://www.cyber-rights.org

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samedi, mars 29

Un bonheur insoutenable !

Chasse aux sorcières : à quoi bon ?

Le présent blog est affiché comme celui d'un père - heureux papa de deux enfants à présent adultes, qui croit à l'avenir de ses enfants, et à celui des petits-enfants qu'il en attend; et pour y croire, il pense notamment qu'un blog sur des thèmes prospectifs peut constituer la bonne parade aux nombreuses dérives dans lesquelles se perdent ses contemporains..

Indépendamment de la teneur réelle de tous autres articles de fond publiés où que ce soit sur d'autres thèmes - au présent blog tout comme, il y quelques mois encore, chez un autre fournisseur de services, il s'est trouvé notamment que développer et commenter les conditions de pratique du naturisme devait nécessairement déboucher sur le recours à l'illustration iconographique et donc, à des clichés photographiques pris en décors naturels soit dans des sites officiels de vacances naturistes, soit empruntés à des oeuvres diverses expressément conçues pour le cinéma sur des thèmes d'aventures pour enfants et adolescents - je dis bien donc, ne comportant rien de *p o r n o g r a p h i q u e*.

Même s'il s'avérait que l'un ou l'autre des jeunes gens ou enfants "arrêtés sur image" pouvait se trouver disons: dans une posture semblant "un peu tendue" lors du cliché, mais pour quel esprit raisonnable ce léger réflexe physique assez naturel serait-il considéré comme *p o r n o g r a p h i q u e*, au sein de groupes naturistes où tous sont ÉGAUX, et tous DIFFÉRENTS ?

Mais qui cherche quoi, où ?

Non, décidément : "cherchons le prétexte" à bouter le feu au bûcher sur lequel expieront les prétendues sorcières !

Mais tous ne se ressemblent pas :
Who is kicking whom ? - Voir, ou être vu : quels sont les dupes ?
http://back-to-andaman.blogspot.com/2006/09/imagine-them-on-andamans-coasts.html
Le titre anglais de cet article, qui fait allusion au jeu de hockey, n'est pas de moi : il m'a été suggéré par les webmestres de Blogspot_com, qui l'ont aimablement laissé comme trace de leur passage dans le script HTML de l'article, à ce même endroit où je m'étais essayé à inclure un bandeau publicitaire (essai finalement réussi ?)

Mais à présent, qui donc ignore encore le volte-face généralisé des services de police, changement de cap à 180° inauguré il y a plus de dix ans à Sydney (Australie) rompant avec la traditionnelle répression féroce contre les homosexuels et autres LGBT c'est-à-dire lesbians, gays, bisexuals, transsexuals ?

L'accueil fait désormais aux minorités, comme les nécessités de la lutte intégrée contre le Sida, ont eu comme conséquence la collaboration avec la police de quelques-unes de ces personnes à titre de personnels temporaires, auxiliaires "informateurs".

Enfin, compte tenu des conclusions de l'étude à laquelle se réfère le document suivant:
http://www.polemia.com/create_pdf/index.php?cat_id=32&iddoc=629
suivant lesquelles il est clair qu'internet
se finance quasi exclusivement grâce aux profits engendrés par proxénétisme et prostitution, en ce compris le trafic d'images *p o r n o g r a p h i q u e s*, on comprend mieux pourquoi officiellement et publiquement, une rare obsession de précautions soit de mise dès qu'on aborde ces questions sensibles !

Comme le dopage chez les sportifs, c'est le secret de Polichinelle.

En d'autres termes, dès qu'un serveur de "news" ou autre fournisseur avec protocole Usenet peut délivrer par connexion payante et sécurisée, de manière quasi instantanée, notamment des quantités industrielles de séquences vidéo prises, par exemple en Sibérie dans des chambrées "d'enfants des rues" - BaïkalFilms etc., ou encore, filmées dans des palaces Thaïlandais avec la complicité de touristes, il suffit aux producteurs et/ou aux clients d'éviter tout marquage et toute identification.

Mais ladite "économie réelle" - laquelle, par exemple dans le secteur de la construction tolère un quota de travailleurs "sans papiers", cette économie et ses nécessités économiques toutes aussi réelles et pragmatiques induisent des dichotomies dont quantité de gens s'accommodent très vite; dichotomies ? disons : entre la morale collective - celle de Polichinelle, et la simple éthique philosophique, assez significatives.

Car ce qui se passe en Sibérie ou en Thaïlande ne laisse rien à envier aux (enfants de) populations immigrées non déclarées, dans la plupart des pays industriels avancés.

A ces empêchements de nature socioéconomique en effet, vient s'ajouter une discrimination d'ordre culturel qui pour autant fait dire à d'aucuns: "mais enfin, quel que soit le milieu où il a grandi, un enfant reste un enfant!"

Dans l'Union européenne - et au-delà, l'âge fixé pour le présumé consentement aux relations sexuelles par l'enfant diffère grandement selon la législation des différents pays.
Outre les lourdeurs de l'appareil judiciaire et les mentalités, qui se rapprochent de l'attitude bien connue "not in my back-yard" (pas dans mon jardin) c'est en effet à cause de ce facheux différentiel de traitement juridique, fondé sur la souveraineté des Etats et gouvernements, que les réseaux criminels de proxénétisme ne cessent pas ce type de trafic.

Mes observations
:
A. Le contenu de nombreux messages écrits que j'ai publiés, chez d'autres hébergeurs, donne une idée plus exacte et différenciée des motivations que je poursuis, lesquelles sont - on s'en rendra compte aisément, diamétralement opposées à ce dont on pourrait me suspecter sur la base de l'un ou l'autre "arrêt sur image"; si vous acceptez d'en prendre connaissance, voici les adresses de quatre messages récents qui pourront donner le juste éclairage sur la question.

(1)Abolir une "source de profit réelle?"
http://transculturel.spaces.live.com/blog/cns!2F652F595CA891AF!350.entry

(2)Pédophilie criminelle et récidive: une prévention ?
http://transculturel.spaces.live.com/blog/cns!2F652F595CA891AF!330.entry

(3)Nu(e)s, naturel(le)s, sans reproche
http://transculturel.spaces.live.com/blog/cns!2F652F595CA891AF!310.entry

(4)Internet, le scandale : un "coup d'essai"
http://transculturel.spaces.live.com/blog/cns!2F652F595CA891AF!302.entry

B. Tout être de raison conviendra que s'il fallait préalablement craindre les critiques d'où qu'elles viennent, la profession de journaliste, par exemple, en deviendrait vite impraticable et la liberté d'expression, comme toutes les libertés civiles, vides de sens.
Sur ces questions, j'ai notamment tenté - inutilement, le dialogue avec un hébergeur avec lequel j'avais un contrat payant, en m'adressant directement à l'équipe de services à la clientèle. En outre, je les présumais capables de comprendre le français, ce qui ne semble définitivement pas le cas.

Ci-après quelques extraits de la correspondance que je leur ai adressée.

Si vous me le permettez: il semble qu'un effet pervers des "chasses-aux-sorcières", à l'encontre de personnes suspectées *p é d o p h i l e s* ou autres déviants, est que la "dictature de l'image" reçoive abusivement la priorité dans la critique - et la censure, et que tout contenu discursif, tout message écrit, toute réflexion tant soit peu appuyée soient de ce fait automatiquement occultés !

Précisément à ce propos, vous verrez que ce que je vise dans le message (4) ci-dessus, c'est-à-dire
Internet, le scandale : un "coup d'essai"
http://transculturel.spaces.live.com/blog/cns!2F652F595CA891AF!302.entry
rejoint directement les préoccupations de chercheurs philologues et philosophes que je commente d'autre part dans le blog.
brutalites.invisibles.htm
http://galatea.univ-tlse2.fr/pictura/UtpicturaServeur/Brutalite/Invisible.php

"Le monde que les internautes semblent vouloir construire autour d'eux, .,
ce monde inespéré mais que tant sont enclins à penser comme une heureuse forteresse enfin inviolable, n'est pas dans mes rêves.
"Ira Levin, et son roman: "Un Bonheur insoutenable".htm
http://www.amazon.fr/Un-bonheur-insoutenable-Ira-Levin/dp/2290332852
délivrent une contre-utopie salutaire au monde contemporain.

"Penser qu'on mérite le bonheur à tout coup, et que cela vous est promis quoi qu'il arrive est, en fin de compte, générateur d'angoisses à rebours, et
d'un éternel, immense ennui.!
Et ceux qui croient fermement à l'utopie auront toutes les chances de vouloir censurer, ou faire s'autocensurer
, les trublions qui témoignent de la fin des illusions.

"Actuellement, les peuples pauvres ou opprimés d'Europe centrale et orientale n'envisagent certes pas cela de la même façon, et certains d'entre eux auraient plutôt même tendance à rechercher l'utopie encore toujours Outre-Atlantique. (Quelles désillusions ne les attendent pas ?)

"Mais décidément, ces brutalités invisibles sont bel et bien à l'oeuvre dans le monde rêvé, dans les occultes mécanismes qui assurent autant de quiètes certitudes et qui s'enrayent.
Amazon_fr;Leibniz_G.W.Theodicee.htm
http://www.amazon.fr/Essais-Th%C3%A9odic%C3%A9e-libert%C3%A9-lhomme-lorigine/dp/2080702092/ref=sr_1_2/402-6578625-0908956?ie=UTF8&s=books&qid=1197638151&sr=1-2

"A écouter Pangloss, Candide y perd non seulement son latin, mais son
entendement !
brutalites.invisibles.htm
http://galatea.univ-tlse2.fr/pictura/UtpicturaServeur/Brutalite/Invisible.php

"Herostrate avait son destin, de bouc-émissaire, tout tracé."


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jeudi, novembre 22

back reading on "Communautés, minorités.,"

back reading on "Communautés, minorités.,"

A la suite d'une visite de cet article j'ai pu, grâce à un Outil permettant de visualiser la Provenance des visites, constater que l'internaute qui avait consulté celui-ci n'avait pas manqué la (seule) illustration que j'avais retenue, image reprise sur le Web (j'ai manqué au devoir de noter les références d'origine iconographique)

L'image, si l'on ne s'en tient qu'à elle, est incontestablement choquante.

J'ai donc effectué une recherche documentaire sur le Web grâce à l'outil Google, avec pour motif principal non tant les "assuétudes sociales" (en vrac:
l'alcoolisme, les bagarres entre supporters de clubs sportifs, la consommation de cigare ou de narguilé, l'addiction à internet, les migrations de masse aux périodes de vacances scolaires, etc., ) mais bien le thème directeur: traditions culturelles et rites religieux car c'est cela qui est le premier prétexte, sinon la cause principale observés dans l'ostracisme et les phénomènes les plus courants de rejet des minorités.
Ce qui fait dire, et penser fondamentalement : "qui n'est pas avec nous est contre nous" (au pire) ou bien "c'est un Homme, çà? il n'est vraiment pas comme nous!"(au moins mal)

Afin d'en ajouter à l'objectivité (que certains
- comme on peut s'y attendre, qualifieront sans doute d'ignominie.,) j'ai complété cette illustration (image de rite d'initiation chez les bushmen d'Australie Centrale) par deux clichés pris au Japon chez de jeunes geishas, clichés qui donnent une idée des symptomes physiques associés au syndrome d'insensibilité partielle aux androgènes.

. . .

Traditions culturelles, rites religieux, autant d'assuétudes sociales

"Goûts et couleurs, on ne discute pas" - vraiment?

A l'ombre tutélaire de l' Uncle Sam – en Louisiane, les pieds dans l'eau - est-ce seulement poncif ou bien réalité parfois dure, dans ses conséquences quotidiennes plus ou moins proches ?

A côté d’une vision hiérarchique pyramidale, traditionnelle et patriarcale des rapports sociaux - vision pérenne garantie par les personnels politiques, judiciaires et exécutifs – n’est-ce pas authentiquement une évidence qui se fait jour de manière de plus en plus affirmée, à mesure de la pénétration des réseaux télématiques et de l’usage d’internet ?

Aux yeux de tout observateur attentif s’affirment des pratiques quotidiennes fondées sur les relations mutuelles et réciproques, relations pseudo-contractuelles conclues à travers la revendication d’appartenances multiples à des communautés de personnes morales ou physiques, individuelles, réelles ou virtuelles.

Cyberculture et mondialisation, cocktail explosif ? Apprécié de fait, jour après jour, par un plus grand nombre de citoyens dans presque toutes les contrées du globe, même les plus excentrées.

Dans certains cas limite, sociologues, psychologues ou médecins discernent une réalité qualifiée d’addiction morale, ou d’assuétude sociale. Les deux termes sont néologismes justifiés par la réalité qu’ils décrivent.

Le vocable « drug-addict », s’adonnant à la drogue, est de fait étendu à l’usage pathologique abusif d’internet, et a produit « net-addict » ; de même – comme développé dans les textes de référence auxquels renvoient les liens ci-après, « assuétude », habitude en-soi, peut être appliqué à des réalités très différentes.

Faut-il hésiter à donner de l’assuétude à des habitudes morales, sociales et folkloriques, aussi diverses – et particulièrement invalidantes - que celles des indiens d’Amazonie : les plateaux labiaux, des femmes-girafes du Laos : colliers superposés, ou bien encore, aussi bien pour prépuces que pour petites lèvres et clitoris, les ablations rituelles à grand renfort de gesticulations dans des conditions d’hygiène inexistantes.

Que penser maintenant de ces mêmes interventions dans les meilleures conditions, par des chirurgiens complaisants, mais alors aucunement justifiées par l’urgence anatomo-pathologique ?

http://www.etape.qc.ca/chroniques/assuetude.htm (1)

http://www.rch.org.au/emplibrary/chic/SICA.pdf - le Syndrome d'insensibilité complète aux androgènes (2)

http://www.medhelp.org/www/ais - site autour de Androgen Insensitivity Syndrome (3)

http://www.courcelle-bruno.nom.fr/Excision.html (4)

OMS Les mutilations sexuelles feminines (5)

Association contre la Mutilation des Enfants (6)

Query'excision'fr=etat-droit-justice.pdf (7)

circabolition (ex-"groupe MSN") - discussion sur l'abolition de la circoncision (8)

Thérapies familiales : transgresser ?(9)

La fin d'un silence
(10)

Politique et incompétence (11)

(12)

image332_30

image332_19

Ces deux photos montrent de très jeunes filles éduquées dans une école de geishas au Japon. Il est très clair qu'il s'agit dans les deux cas de l'expression du syndrome d'insensibilité partielle aux androgènes, tel que décrit au site sous référence (3) reprise ci-dessus. La prévalence de cette anomalie chromosomiale - qui ne se présente pas exclusivement au Japon !, se situerait à environ une naissance sur 45.000 (à peu près 10 fois moins que le syndrome complet, où l'apparence extérieure est presque totalement féminine) Rappelons qu'il ne s'agit là, ni de travestis, ni du résultat de prétendus "mauvais traitements".,







Commentaire associé à ce document pictographique (en anglais, traduction non-autorisée)
"Initiation aborigène [par] circoncision
"Dans les rites primitifs d'initiation, le garçon a été enlevé à son enfance, et son corps a été scarifié.
"Maintenant il a un corps d'homme. Il n'y a aucune chance de faire retour à l'enfance après un spectacle comme cela."
[note du traducteur: l'anglais relapsing back to comporte une référence aux rituels religieux relative à l'abjuration des hérésies; un terme plus général, pour ce qui regarde l'enfance, a été préféré pour la traduction française]

Searching through Google what is available on bushmen(and)politics "ethnic studies" (or official) (or rules)

http://www.ucpress.edu/books/pages/8065.html
Durable Inequality

http://www.amazon.com/Durable-Inequality-Charles-Tilly/dp/0520221702
Amazon.com: Durable Inequality: Books: Charles Tilly

http://www.bookworm.com.au/cms/sitemap.asp
Australian Online Bookshop

http://www.biblioz.com/lp25762603851_530.html
(529382) Nomads of the Borneo Rainforest. The Economics, Politics
and Ideology of Settling Down : SELLATO, BERNARD

http://www.biblioz.com/lp25762603771_530.html
(529302) Comparative World Politics. Readings in Western and Premodern
Non-Western International Relations : LARUS, JOEL (ED)

http://www.biblioz.com/lp25762603778_530.html

(529309) Chuave Politics: Changing Patterns of Leadership in the Papua
New Guinea Highlands : WARRY, WAYNE

http://www.biblioz.com/lp25762603719_530.html
(529250) Of Islands and Men. Studies in Pacific History : MAUDE, H.E

http://www.biblioz.com/lp25762603662_530.html

(529193) Fabled Tribe. A Journey to Discover the River Bushmen of
the Okavango Swamps : COWLEY, CLIVE

http://www.biblioz.com/lp25762603543_530.html
(529074) Politics in New Guinea. Traditional and in the Context of Change Some
Anthropological Perspectives : BERNDT, RONALD. & LAWRENCE, PETER. (EDS)

http://www.biblioz.com/lp25762603941_530.html
(529472) Ethnic Groups of Thailand: Non-Tai Speaking Peoples : SCHLIESINGER, JOACHIM

http://www.biblioz.com/lp25762603981_530.html
(529512) Mother Tongue Education of Malaysian Ethnic Minorities. Papers presented at
the seminar on Mother Tongue Education of Malaysian Ethnic Minorities organised
by Dong Jiao Zong Higher Learning Centre at its Kajang campus
on 1 & 2 November 1997 : KUA KIA SOONG

http://www.biblioz.com/lp25762604032_530.html
(529563) Ku Waru. Language and segmentary politics in the western Nebilyer Valley,
Papua New Guinea : MERLAN, FRANCESCA AND ALAN RUMSEY

http://www.biblioz.com/lp25762603583_530.html
(529114) Delusions and Discoveries. Studies on India in the British Imagination
1880-1930 : PARRY, BENITA

http://www.biblioz.com/lp25762603977_530.html
(529508) Guide to America-Holy Land Studies 1620-1948, Volume 4: Resource Material
in British, Israeli and Turkish Repositories : KAUFMAN, MENAHEM AND MIRA LEVINE (EDITED BY)

http://www.inuulitsivik.ca/da_histoire_f.htm
Maquette_pages

http://www.inalco.fr/ina_gabarit_rubrique.php3?id_rubrique=1875&pub=1&id_publication=548
INALCO- Cahiers de littérature orale

http://solidarites.ch/index.php?action=24&id=2459
solidaritéS - Pour une Alliance socialiste

I hope that is a more complete way for having a good idea on the whole stuff of multiculturalism and intercultural relationships with a free spirit, and no personal passion and,or rough presuppositions, and I'd be glad to read from you back, wether in english or in french.
Michel a.k.a. Vince MARDEN
vincemarden@hotmail.com

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jeudi, novembre 8

Un grand pas pour les peuples indigènes : Convention 169 - OIT

Enews 7 novembre 2007 : Bulletin électronique SPÉCIAL de Survival International (France)

To receive the enews in English, send a blank
email to:
survival-on@mail-list.com
Si deseas recibir estas noticias en espanol, envia
un mensaje en blanco a :
survivalspan-on@mail-list.com
Per ricevere le e-news in italiano, invii un
messaggio vuoto a:
survivalital-on@mail-list.com

Survival lance une grande campagne internationale en faveur de la ratification de la
Convention 169 de l'OIT, à ce jour le seul instrument contraignant de protection des
droits des peuples indigènes.

La Convention 169 de l'Organisation internationale du travail reconnaît un ensemble de
droits fondamentaux essentiels à la survie des peuples indigènes, notamment leurs
droits à la terre et à disposer d’eux-mêmes.

Sa ratification par la France représente l'espoir d'un changement du droit et d'une
dynamique forte pour la reconnaissance des peuples indigènes d’Outre-mer.
De plus, la présence croissante des multinationales et des investissements français sur
le territoire de peuples autochtones à l'étranger rend essentiel le cadre juridique
et éthique que fournit la Convention 169.

Cliquez ici pour participer à la campagne de Survival :
http://www.survivalfrance.org/169

------------------------------------------------------------------------------------------
Survival aide les peuples indigènes à défendre leur vie, protéger leurs terres et
déterminer leur propre avenir.
Survival n'accepte aucune subvention gouvernementale et dépend exclusivement de ses
membres et donateurs pour financer ses campagnes.

Pour en savoir plus ou apporter votre soutien :
http://www.survivalfrance.org
info@survivalfrance.org

Merci de faire suivre ce message à toute personne
intéressée.

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mercredi, septembre 12

Destiny of Mankind, Bonobos and all of us ?

La maman des Bonobos

Sur ARTE Télévision, émission '360°GEO' le mois d'avril 2007, tous les samedis

Reportage au Congo-Kinshasa sur une femme belge et ses protégés, de jeunes singes bonobos orphelins menacés par la chasse et les trafiquants.

La maman des Bonobos
http://www.arte.tv/fr/galerie-photos/galerie-photos/GALERIE_20PHOTOS/1506522.html

N°1)
N°2)
N°3)
N°4)
N°5)
N°6)
N°7)

L'émission du 14 avril 2007 était proposée en rediffusions les : 15.04.2007 à 14:55,
17.04.2007 à 08:50 et 21.04.2007 à14h.

Les bonobos ne se trouvent qu’en République démocratique du Congo, l’ex-Zaïre. Dans ce pays ravagé par la guerre civile, ils sont doublement menacés : chassés pour leur viande, ils sont aussi la cible des trafiquants.

Depuis douze ans au Lola ya bonobo (paradis des bonobos) à 50 km de Kinshasa, Claudine André recueille les jeunes singes dont les parents pour la plupart ont fini sur les étals des boucheries.

Grâce à cette jeune femme belge et à son équipe, quelque 300 orphelins ont déjà été sauvés. Dominique Hennequin a suivi le petit Lomami, arrivé depuis quelques jours, devenu extrêmement craintif après avoir eu le bout des doigts mutilé par des braconniers.

Mais aussi la première naissance d’un bébé singe à Lola.
Si elle accepte le petit, sa mère retrouvera-t-elle les gestes pour l’allaiter ?

Si des liens de parenté se nouent dans le groupe d’orphelins, Claudine André aura franchi un pas de géant : permettre aux bonobos de retrouver une vie indépendante, peut-être même dans leur habitat naturel.

Pour amorcer un débat de société, en marge de l'émission :
Deux cas, où les réponses ne vont pas "de soi"

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dimanche, septembre 9

SURVIVAL (II)

Survival aide les "peuples premiers" - ethnies d'origine ou peuples indigènes -
à défendre leur vie, à protéger leurs terres et à déterminer leur propre avenir.

Survival n'accepte aucune subvention gouvernementale et dépend exclusivement
de ses membres et donateurs pour financer ses campagnes.

Les natifs des îles Andaman ont-ils pu bénéficier de l'aide internationale après
le tsunami ?

Rien n'est moins vraisemblable : leur sort attire-t-il les faveurs des tour-operators ?

Enews 3 septembre 2007 : Bulletin électronique de Survival International (France)

INTERNATIONAL : Julie Christie au secours des peuples isolés
L’actrice Julie Christie se joint à Survival pour lancer une nouvelle campagne en
faveur des dernières tribus non contactées, avec un film présentant des séquences
inédites de certains des peuples les plus isolés et menacés de la planète.
Pour en savoir plus :
http://www.survival-international.org/campaigns/uncontactedtribes


BRESIL : Les Indiens dénoncent l’exploitation minière de leurs terres
Au Brésil, des leaders indiens manifestent leur opposition à un projet de loi qui
devrait, s’il est ratifié, autoriser l’exploitation minière dans les territoires indigènes.
"Ce projet de loi est très inquiétant. Il détruira notre territoire.
Les mines ne nous apporteront que maladies, alcool et pollution. " a déclaré Davi Kopenawa.
Pour en savoir plus :
http://survivalfrance.org/news.php?id=2649


PARAGUAY : 57 000 signatures pour les Ayoreo-Totobiegosode
Le 9 août, journée internationale des Nations unies consacrée aux peuples indigènes,
Survival a remis aux représentations diplomatiques paraguayennes de Paris, Londres,
Madrid, Berlin et Bruxelles, une pétition de 57 000 signatures en soutien aux Ayoreo,
le dernier groupe d’Indiens isolés d’Amérique latine vivant en dehors du bassin amazonien.
Pour en savoir plus :
http://survivalfrance.org/news.php?id=2617


NEPAL : Une Convention internationale sur le point d’être ratifiée
Le parlement népalais a annoncé le mois dernier sa décision de ratifier
la Convention 169 relative aux peuples indigènes de l’Organisation internationale du Travail.
Pour en savoir plus :
http://survivalfrance.org/news.php?id=2650


PEROU : Pressions sur le gouvernement en faveur des tribus isolées
La plus haute instance latino-américaine en matière de droits de l’homme,
la Commission interaméricaine des droits de l’homme (IACHR), a questionné
le gouvernement péruvien sur les mesures qu’il comptait prendre pour protéger
les tribus isolées des zones reculées d’Amazonie.
Pour en savoir plus :
http://survivalfrance.org/news.php?id=2658

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Pour en savoir plus ou apporter votre soutien :
http://www.survivalfrance.org
info@survivalfrance.org

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vendredi, août 10

Help to Survival

Enews 9 août 2007
Bulletin électronique SPÉCIAL de Survival International
Le 9 août, journée internationale des Nations unies consacrée aux peuples indigènes,
Survival a remis aux représentations diplomatiques paraguayennes de Paris, Londres,
Madrid, Berlin et Bruxelles, une pétition de 57 000 signatures en soutien aux Ayoreo,
le dernier groupe d’Indiens isolés d’Amérique latine vivant en-dehors du bassin amazonien.
Leur territoire est presque entièrement aux mains de puissants propriétaires terriens qui
abattent la forêt pour y pratiquer l’élevage à grande échelle, obligeant les Indiens à fuir
de plus en plus loin pour éviter les bulldozers.

Pour en savoir plus et voir les photos de la remise des pétitions :
http://survivalfrance.org/news.php?id=2617

Enews 23 mars 2007 : Bulletin électronique de Survival International
(France)

FRANCE : vient de paraître : un dossier sur le Parc national de Guyane

Le Parc amazonien de Guyane a été créé le 27 février dernier au mépris de l'avis
des Amérindiens qui avaient clairement exprimé leur opposition à ce projet
s'il ne protégeait pas leur territoire des dangers de l'orpaillage.

Survival vient de consacrer le dernier numéro de son journal trimestriel
à la question du Parc.

Pour en savoir plus et télécharger le numéro complet des Nouvelles de Survival :
http://survivalfrance.org/news.php?id=2305

Agissez! Vous pouvez apporter votre soutien aux Amerindiens du Haut Maroni
qui ont formé un collectif en envoyant un message à soutien.hautmaroni@gmail.com
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lundi, juillet 23

Parents must not feel responsible for children's neuroses

"Les parents ne sont pas responsables des névroses de leurs enfants"


Genuine title: Edmund Bergler, Parents not guilty Children's Neuroses, Liveright, New York 1964

Peu importe la réalité du temps estival d'aujourdhui, c'est aussi la période des congés annuels pour les écoles, industries et administrations.

En cette occurrence j'ai pensé qu'un peu de "psy" ne serait pas de trop à l'intention des pères et mères soucieux du bien-être et de l'heureuse évolution de leurs enfants.

Sur cette introduction, laissez-moi vous faire part de réflexions générales dont se sert Bergler pour argumenter son propos dans cet ouvrage, réflexions que se font aussi quelques observateurs actuels de la vie moderne, pointant du doigt nos idées trop bien arrêtées sur "ce qui se fait", ou sur "ce qui ne se fait pas", c'est à dire sur le conformisme béat qui nous sert parfois de sauf-conduit vers un monde - "après tout.." - pavé de bonnes intentions comme l'Enfer de ce cher Dante Alighieri.

Dans un premier temps les représentations communes de l'Enfer des Anciens, c'est-à-dire de la mythologie classique, ont été gentiment reprises ou réinterprétées; mais à la faveur des bouleversements de la Renaissance et de la Réforme, cet Enfer s'enrichit tout simplement d'apports nouveaux provenant de "l'art de la guerre" ainsi que de l'arsenal sophistiqué des experts en torture et autres techniques au service de l'agressivité humaine, techniques poussées jusqu'à l'absurdité bestiale. Voir Hieronymus Bosch, ou plus près de nous, Goya.

Par-delà Auschwitz, Hiroshima, le Goulag et Tchernobyl, les temps modernes rendront banals conflits armés, espionnage, subversion politique et terrorisme armé.

Abusés par l'amalgame de la propagande et par la compromission politique, des extrémistes se réclament du dernier en date parmi les grands monothéismes et tentent de se faire une place au Paradis sans ameuter leurs pères, leurs mères, leurs frères et soeurs : en jouant les kamikaze - ailleurs qu'au Japon !
Parfois même avec la complicité du pouvoir en place - comme au Darfur - ils s'attaquent à leur propre population affamée ou malade.

Mais actuellement, l'Enfer n'est plus seulement "les autres".

Par les additifs alimentaires, superflus ou nocifs à terme, il est dans notre assiette.
Par les détergents,
solvants, colles, aérosols, pesticides et insecticides, il s'infiltre dans l'air que nous respirons.
Nous gaspillons des ressources naturelles non renouvelables : charbon, pétrole, gaz.
L'atmosphère se charge en gaz à effet de serre et l'écosystème mondial est menacé.

Prenant exemple sur le poète nippon Yukio Mishima, pourquoi ne pas se faire hara-kiri après avoir poussé des hurlements tragiques sur la funeste perte de La Mer de la Fertilité ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Yukio_Mishima
http://www.evene.fr/celebre/biographie/yukio-mishima-2278.php


Hormis ce cas célèbre mais individuel et passablement lointain, que pensent enfants et ados de notre participation à tous - responsables ou non - au grand spectacle géopolitique auquel ils sont eux, nolens volens, actuellement confrontés ?


>> 'Think Globally - Act Locally' <<

jeudi, avril 26

Better Survival - Everybody's Challenge

One illustrated book firmly recommended by some V.I.P's, among them Tony Blair

http://www.survival-international.org/thereyougoenter.php

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mardi, avril 24

Internet, le scandale: un "coup d'essai"


Internet, le scandale
Un "coup d'essai"
En 2000 plusieurs O.N.G. mandatées par les institutions internationales recensaient sur le seul territoire de la république de Russie environ six millions d’enfants de la rue, c’est-à-dire des enfants de 6 à 18 ans sans papiers ou sans famille déclarée.
En 2001 en Chine, les autorités reconnaissaient le chiffre d’environ trois cent millions de paysans sans emploi. Dans ce pays où les couples déclarés obtiennent de l’Etat des facilités censées les décourager de mettre au monde plus qu’un seul enfant, quels emplois restent à ces millions de chômeurs aux abords des mégalopoles ?
En 2002 en Belgique francophone, mais aussi dans de nombreux pays liés à ceux du G7, combien sont-elles les initiatives responsables en vue de promouvoir ou de faciliter, sur les questions de maturation affective ou d’éveil de la sexualité, un dialogue entre générations, initiatives favorables aux prises de conscience personnelles ou collectives ?
A la suite de la grande frayeur, après les révélations publiques sur les crimes de pédophiles(1) où l’utilisation d’internet prenait place, sont nés une série d’associations, mouvements, colloques, œuvres écrites ou télévisuelles destinées aux parents, si ce n’est véritablement à leurs enfants.
Force est de constater qu’il s’agit là surtout de métaphores autour des thèmes de la confiance et de l’affection bien orientées, plutôt que de mises en garde réalistes ou de messages directs et clairs, lisibles et assimilables par les enfants et par les adolescents eux-mêmes.
En Europe occidentale, autour des faits de morale personnelle et sexuelle, rien ne semble avoir changé depuis l’affaire dite des mystères de la Grande Déesse et l’exil en Dacie (actuelle Roumanie) du poète Ovide, impudent auteur d’un « Art d’aimer » Il persiste une conception du monde à la fois mal décentralisée, mais toujours théocratique et patriarcale de quelques émules des empereurs romains de l’Antiquité.
Pendant la Renaissance et la Réforme, à peu près depuis le 16e jusqu’au 18e siècle, les accès d’hystérie collective furent fréquents : il y eut en France notamment l’affaire des dits possédés de Loudun, analysée par Voltaire et les Encyclopédistes: épisode des mutations culturelles et sociopolitiques amenant inexorablement le monde occidental vers la dite centralisation démocratique des Etats modernes, et dont Ken Russel a tiré un film: The Devils. Dans les colonies britanniques d’Amérique du Nord, des conditions assez semblables firent place à l’affaire des dites sorcières de Salem.
Aux Etats-Unis d’Amérique du Nord après l’indépendance, il y eut aussi un « Chief Justice » nommé Lynch qui allégrement se lavait les mains pendant que les gens qui l’avaient élu à son poste se défoulaient de l’une ou l’autre crise en se salissant les leurs sur quelque pauvre diable(sse), martyr(e) désigné(e) Après les jeux du cirque de la Rome impériale, et les mises à la question de l’Inquisition, se faisait encore attendre l’évocation d’une humanité perverse polymorphe à travers les écrits d’un marquis de Sade ou ceux d’un Léopold de Sacher-Masoch.
Les contemporains de la reine Victoria n’étaient pas loin de mener la vie d’un Dr Jekyll & Mr Hyde, eux qui, dans l’engouement de l’époque pour les « tableaux vivants » d’après l’antique, laissaient un Lewis Carroll (auteur d’Alice aux Pays des Merveilles) dans la vie réelle professeur de maths nommé Charles Dodgson, faire des séries énormes de photographies de leurs enfants dénudés. Les anglophones apprécieront le choix ciblé du pseudonyme Car-roll ainsi que le surprenant patronyme Dodg(e)son.
Au 21e siècle, les critères éthiques ou les fondements de la moralité publique ont-ils réellement changé ? Et si la question se pose, cela n’est-il pas assumé délibérément pour une frange très réduite de la civilisation, et presque exclusivement dans un certain type de culture ?
Internet et ses extensions mobiles, la télématique, la robotique, les thérapies géniques, les transferts de technologie nucléaire, la biologie moléculaire et la recherche agronomique, etc., sont prétextes à mouvements ou bien d’acceptation ou bien de résistance au changement, ainsi qu’à la mutation des comportements individuels ou collectifs qui ont toujours accompagné les avancées techno-scientifiques. Ces mouvements, à défaut de s’organiser socialement, s’entremêlent et s’interpénètrent de façon subtile et parfois relativement complexe.
Dans la mesure où par nécessité la société civile s’ouvre aux responsabilités publiques, tout projet novateur - et les préoccupations économiques et financières indispensables à son développement - met en question les stéréotypes religieux ou philosophiques ici et maintenant présents dans la vie familiale et quotidienne.
Les églises et communautés religieuses - ou toute autre congrégation par ailleurs, reconnue ou non par l'autorité publique - n’échappent pas à cette évolution, parfois nommée sécularisation sur le modèle classique de la chrétienté où coexistent clergé "séculier" - ouvert dans le siècle aux mortels - et clergé "régulier" regroupant pour l'éternité divers ordres monastiques, chacun suivant une règle propre.
En Amérique du Nord, malgré la législation prohibant les pratiques anticoncurrentielles, un conglomérat économico-financier s’est créé dont les métiers de base se concentrent sur l’utilisation des techniques internet par le plus grand public à l‘échelle mondiale.
Cependant la majorité des employés, ingénieurs ou techniciens, partie prenante et premiers bénéficiaires de ces techniques internet sont, à leur insu parfois, porteurs de l’idéologie conservatrice des Etats du Nord-est, idéologie frileuse et réactionnaire proclamée par prédicateurs à grand spectacle ou dispensée par démarcheurs itinérants, sinon quotidiennement relayée par les communautés de base catholiques ou protestantes, évangéliques, méthodistes, presbytériennes, etc., mais aussi juives ou musulmanes dites intégrées.
Il faut savoir qu’une différence foncière existe, un réel phénomène interculturel de divergence d’interprétation, entre les conceptions états-unienne et européenne de l’exercice du droit à l’expression individuelle et ce, suivant les principes fondamentaux consignés dans les textes constitutionnels.
Dans les pays latins où l’ordre judiciaire est à l’heure actuelle encore inspiré du code civil hérité de l’occupation par les conscrits de l’empereur Napoléon 1er Bonaparte, on ne semble pas prendre la mesure ultime de la perception sociale - se résumant au sentiment de la justice - perception inhérente à l'application même d'une doctrine imprescriptible.
Jusqu’à présent, le « 1st amendment » - article premier - de la constitution des Etats-Unis permet au citoyen la complète et totale expression publique de ses opinions personnelles en quelque lieu ou à quelque moment qu’il le désire, et par quelque moyen licite que ce soit sans devoir en référer préalablement à aucune autorité publique.
Contrairement à une idée répandue ceci n’est pas imaginable dans les autres pays dits démocratiques, dans lesquels toute expression publique est préalablement soumise à l’autorisation officielle des pouvoirs constitués lesquels sont, quand il s’agit de la rue, prompts à faire encadrer par la police les dites « manifestations publiques »
Ancrée dans le quotidien, la conception de l’ordre public états-unienne et cette idée de la liberté d’expression personnelle « qui va de soi » peut aller en toute innocence jusqu’à la diffusion par internet non seulement d’opinions généreuses ou d’informations utiles au bien commun de l’humanité, mais aussi d’incitations à la haine, à la violence, à l’utilisation de produits dangereux ou à l’abus sexuel.
Il faut faire ici la distinction entre internet et « bulletin board system » (BBS), c’est-à-dire entre un réseau de communication aux mailles éclatées d’une part, et de l’autre un système de transmission interactif mais exclusif entre un fournisseur d’accès et ses usagers. Le cas de figure des BBS est assez comparable à celui du libraire de quartier qui délivrerait loin des yeux de toute autre personne (et des réputés « mineurs d’âge ») de la littérature qualifiée de « licencieuse » à des clients réguliers bien connus de lui.
Dès le moment où l’étude des marchés a fourni des indicateurs favorables, le consortium industriel des technologies de l’information et de la communication a décidé de passer du stade des BBS à celui d’internet, ce qui allait pouvoir démultiplier - sans aucun frein pensaient-ils - les revenus publicitaires et ceux associés aux ventes des œuvres multimédias.
Couverts par le « 1st amendment » les simples usagers états-uniens d’internet et du courrier électronique firent tout naturellement usage de ce moyen de communication non seulement rapide, facile et peu coûteux, mais également anonyme, pour échanger sans la moindre hésitation un certain type de documentation très personnel.
Les techniciens des fournisseurs d’accès, quand ils avaient à décharger périodiquement les mémoires temporaires des ordinateurs de référence, ne se sont pas fait prier pour constituer au départ de ces matériaux de réelles collections qu’ils diffusèrent le plus souvent à titre onéreux par le moyen des forums de discussion spécialisés - les newsgroups.
A cause de la nature inédite des techniques internet ceci existe encore à l’heure actuelle, et la production en est facilitée dans les aires géographiques où la législation s’y prête.
Celui "par lequel le scandale éclate" fut en l'occurrence un prétendu ingénieur-technicien électricien du nom de Rimm se présentant comme membre d’une équipe de recherche de la Carnegie Mellon University. Envers et contre tous usages académiques réglant la publication de mémoires ou thèses universitaires, ce personnage douteux obtint pour un papier à scandale sans aucune véritable argumentation, la publication en page de couverture du Time magazine. Voir (2) A Detailed Analysis of the Conceptual, Logical, and Methodological Flaws in the Article « Marketing Pornography on the Information Superhighway - Donna L. Hoffman, Thomas P. Novak - July 2, 1995 (version 1.01)
Presque en même temps l’affaire Megane éclata, du prénom de la petite martyre victime d’un détraqué sexuel - un an auparavant, affaire très semblable en Belgique à celle de Julie et Mélissa - et déclencha des manifestations populaires sans précédent. Voir (3) loi Megane.
Il fallait s’y attendre, et c’était probablement dans la discrétion l’effet attendu par les commanditaires de Rimm : au bénéfice de qui ce mouvement de panique se solda-t-il ? Le lobby des technologies de l’information et de la communication ne pouvait que se réjouir, au premier abord devant une lecture soudainement accrue des newsgroups, précisément ceux-là même par lesquels les turpitudes étaient distribuées à leurs clients, sans être pour autant publiquement dévoilées.
Vint alors l’effet de boomerang, en deux temps, trois mouvements : le chef de l’exécutif carrément mis à nu par l’une de ses secrétaires ; la demande de révision de la Constitution touchant à la liberté des médias - voir (4) Internet : la censure américaine (Idées Belgique) - et last but not least, le choc frontal du terrorisme sur le centre états-unien des affaires.
En Belgique après les multiples réformes de la Police, les nombreuses affaires judiciaires ou les enquêtes de voisinage sur des enseignants, croit-on enfin tenir la solution définitive à tout problème de sécurité ? Les jeunes, leurs parents ou leurs enseignants, attendent-ils vraiment des initiatives pertinentes des pouvoirs publics ou de la dite société civile ?
Improbable fiction, la société civile est écartelée dans ce compromis permanent de sanction synallagmatique entre aveux publics de faillite et prises d’intérêt particulier. Dans le meilleur des cas elle est tantôt pôle de convergence ou point de ralliement des bonnes volontés, tantôt dans le pire, carrefour de tous les dangers ou nasse dans laquelle la foule irrésistiblement se trouve entraînée vers sa perte.
La surinformation, de même que la suspicion persistante quant aux éventuelles compromissions politiques et policières dans l’assassinat de personnalités de premier rang ou dans d’autres affaires de grand banditisme non résolues, favorisent une culture de panique et de viol des consciences dans la mesure où ces événements réellement anormaux affectent profondément la confiance de personnes souvent peu formées pour l’analyse impartiale et la critique objective.
Faut-il s’étonner que des intellectuels, ingénieurs, techniciens de haut niveau - que penser de leurs enfants ? - se sont un jour trouvés à ce point déboussolés qu’ils ont versé dans une fascination morbide pour de prétendues sectes mystiques ou d'occultes groupes militants, voire même dans une collaboration suicidaire à des réseaux terroristes armés.
Pour autant, le citoyen lambda a-t-il droit à ce qu’il est convenu d’appeler vie privée ? Actuellement le mirage virtuel permanent des médias et l’envahissement quasi subliminal par les réseaux télématiques interactifs ne lui font-ils pas ressentir cette petite vie individuelle qui est sienne comme une vie « privée de tout » ?
Mieux qu’aucun tribun public ou autre factotum administratif, les acteurs de terrain, enseignants, psychologues ou travailleurs sociaux sont bien placés pour savoir que les jeunes, enfants et adolescents, sont enclins par nature à des tentatives d’expérimenter la vraie vie si bien vantée par les spécialistes du marketing. Ils ressentiront à coup sûr le hiatus, la béance dans leur parcours personnel d’autant plus cruellement que la vie vraie présentée froidement à l’école leur paraîtra terne et décalée au regard de la vie rêvée de leurs héros, toujours très loin de la vie réelle vécue par les enfants de la rue. Voir (5) « enfants de la rue »
Pour tenter de trouver des solutions aux problèmes d’éducation il faut analyser leurs conditions objectives d’apparition, par l’étude des politiques économiques et sociales relatives aussi bien au chômage des jeunes qu’à la violence et à la délinquance, et pour cela, il est utile d’établir des comparaisons avec l’ensemble des pays industrialisés.
Il ne s’agit plus ici du Nord contre le Sud ou de l’Occident contre les « autres », selon une vision peu controversée de la civilisation qui hante encore des nostalgiques - parfois universitaires respectés, sinon respectables - et les fait parler d’eux à l’occasion des événements du 11.09.01 à Manhattan.
Des rapports sont régulièrement publiés par la Commission européenne ou par les institutions internationales - F.A.O., U.N.I.C.E.F., O.M.S., F.M.I., O.C.D.E., etc. - lesquels rapports, même s’ils ne font pas l’unanimité quant à leurs méthodes ou leurs objectifs, donnent des avis argumentés qui obligent les décideurs à mettre cartes sur table et les forcent à discuter de faits délicats qu’ils auraient pu vouloir laisser dans l’ombre.
Pour motiver politiques de développement et remédiations sociales, on entend opposer parfois deux visions contradictoires de la protection de l’enfance axées l’une sur le cloisonnement, la normalisation et la dépendance, l’autre sur l'ouverture, l'accompagnement et l'autonomie.
Ne pourrait-on s'inspirer du choix et des initiatives développés en divers groupements notamment néerlandais, britanniques ou allemands, lesquels se démarquent radicalement de tout interventionnisme policier mais suivent les principes de l’éducation constructiviste et de l’humanisme d’un Carl Rogers, et s’appuient sur des références scientifiques solides en sexologie, pédagogie et criminologie. Voir (6) (7)et (8) issues notamment de Cyberlaw Research Unit, Centre for Criminal Justice Studies, University of Leeds.
Des alternatives sont-elles ouvertes ?
Texte actualisé, liens hypertexte et références documentaires à jour – janvier 2004
Outre tout fonds documentaire encore inexploité, les informations vérifiables contenues dans le présent texte sont obtenues notamment via les moteurs – ou « mot–(h)eurs » – de recherche Google et AltaVista.
Est-il encore indispensable de remercier ici l’artisan du Monopoly de la cybercommunication mondiale ?
Le scandale Internet – essai historique - Liens hypertexte et références documentaires à jour – janvier 2004
1 Par-delà les qualifications des décisions rendues et les divers traitements judiciaires réservés aux pédophiles, les attentes normatives du public invoquées par la magistrature sont étroitement dépendantes de l’environnement socioculturel et des conditions psychosociales qui prévalent en chacun des pays concernés : avec l’exécutif et le législatif, il s’agit ici de l’un des trois pouvoirs régaliens.
Délaissant volontairement l’opposition purement dialectique entre attitudes de rupture et de connivence des justiciables envers l’appareil politico-judiciaire, on peut néanmoins s’interroger sur l’universalité des normes juridiques à l’échelle de la Toile. (Quoique sans rapport direct au présent texte, un aperçu des recherches contemporaines post-universitaires se trouve à la page web : http://sos-net.eu.org/red&s/dhdi à l’intitulé « Droits de l’Homme et Dialogue interculturel », notamment : « De la pyramide au réseau – Vers un nouveau mode de production du droit ? » Ost, François et van de Kerchove, Michel)
Mais qu’ils soient de sexe masculin ou féminin, une différence de perception est déjà sensible dans les expressions langagières qui dénotent les dits pédophiles en français et en anglais des Etats-Unis. « Pédé » pour pédéraste - du grec ancien « passionné d’enfants » - le vulgaire « tapette », ou le familier « tantouse » n’offrent pas exactement les mêmes connotations signifiantes que ‘boylover’ ou ‘lesbian’, ces termes ne se situant accessoirement pas dans le champ des préventions pénales. Il en va tout autrement pour le terme « pédophile » correspondant assez directement à ‘kidhacker’ dont la traduction littérale est « hacheur de chevreau » - superlatif de bourreau d’enfant.
2 A Detailed Analysis of the Conceptual, Logical, and Methodological Flaws in the Article « Marketing Pornography on the Information Superhighway » - Donna L. Hoffman, Thomas P. Novak - July 2, 1995 (version 1.01) – Le nom de Rimm se rapproche étrangement du vocable ‘rimming’ - pratique sexuelle sui generis - en usage chez les ‘gays’...
fichier http://elab.vanderbilt.edu/research/topics/cyberporn/rimm.review.htm
site web http://elab.vanderbilt.edu/
3 Loi Megane
Politics and Irrelevance: Community Notification Statutes by Eric Lotke as appeared in the Federal Sentencing Reporter, Volume 10, No. 2 September/October 1997
fichiers en ligne http://66.165.94.98/stories/polnirr97.html et http://66.165.94.98/cjind.cfm
Sohopeful Legal Defense Fund - groupe de défense des droits civils et de la vie familiale des pédophiles inscrits au registre judiciaire ouvert au public - ‘community notification kidhackers registry’
site web : http://www.sohopeful.org/ - courriels : file:///C:/Documents%20and%20Settings/Michel/Mes%20documents/Papa/%7D%20%7B%20snapshot%2001%20%7D/r%20e%20c%20l%20a%20s%20s/Mes%20documents/_a%20v%20a%20n%20t-p%20r%20o%20j%20e%20t%20s/Essai.Historique/respond@sohopeful.org (documentation) - file:///C:/Documents%20and%20Settings/Michel/Mes%20documents/Papa/%7D%20%7B%20snapshot%2001%20%7D/r%20e%20c%20l%20a%20s%20s/Mes%20documents/_a%20v%20a%20n%20t-p%20r%20o%20j%20e%20t%20s/Essai.Historique/tomm5946@hotmail.com (webmaster)
4 Internet, la censure américaine in Le Vif /L’Express - 26 avril 1996, p. 41(Idées Belgique)
5 Sur les enfants de la rue :
European Network on Street Children Worldwide - ENSCW - T/02 347 78 48
sites web : http://streetchildren-enfantsdelarue-niñosdecalle-enscw.htm/ et http://forum-parolesderue.htm/
courriel : file:///C:/Documents%20and%20Settings/Michel/Mes%20documents/Papa/%7D%20%7B%20snapshot%2001%20%7D/r%20e%20c%20l%20a%20s%20s/Mes%20documents/_a%20v%20a%20n%20t-p%20r%20o%20j%20e%20t%20s/Essai.Historique/claudia@enscw.org ou file:///C:/Documents%20and%20Settings/Michel/Mes%20documents/Papa/%7D%20%7B%20snapshot%2001%20%7D/r%20e%20c%20l%20a%20s%20s/Mes%20documents/_a%20v%20a%20n%20t-p%20r%20o%20j%20e%20t%20s/Essai.Historique/info@enscw.org
Dynamo international - site web : http://www.travail-de-rue.net/
Courriel : file:///C:/Documents%20and%20Settings/Michel/Mes%20documents/Papa/%7D%20%7B%20snapshot%2001%20%7D/r%20e%20c%20l%20a%20s%20s/Mes%20documents/_a%20v%20a%20n%20t-p%20r%20o%20j%20e%20t%20s/Essai.Historique/parolesderue@travail-de-rue.net ou file:///C:/Documents%20and%20Settings/Michel/Mes%20documents/Papa/%7D%20%7B%20snapshot%2001%20%7D/r%20e%20c%20l%20a%20s%20s/Mes%20documents/_a%20v%20a%20n%20t-p%20r%20o%20j%20e%20t%20s/Essai.Historique/dynamo-int@travail-de-rue.net
6 Ipce est un forum de niveau académique où se discutent les relations qui impliquent enfants et adolescents avec des adultes
site web : http://www.ipce.org/ ou http://www.ipce.info/ipceweb
7 Sur la pédagogie sans frontières en bandes dessinées :
site web : http://www.niklascomics.de/qindex.htm
8 Cyberlaw Research Unit, Centre for Criminal Justice Studies, University of Leeds:
site web : http://www.cyber-rights.org/

Up-to-date Carpetbaggers

Nouveaux carpetbaggers !

Commerce, équitable ?

Dans la grande partie de cartes géostratégiques – ET à l’échelon ECHELON cybernétique – méfions-nous des dits « Nains jaunes » !

Les exportants chinois – dans le sens le plus général : aussi bien les exportateurs que les personnes de la dite diaspora – sont devenus nouveaux « carpetbaggers » des anciennes décolonisations, quelque part comme les dits « ugly americans » l’ont été avec - le Président Kennedy et - les Peace Corps.

Question à deux sous : les avoirs des ayants-droits de feu Pinochet sont-ils placés chez HSBC ?

A la faveur de la libéralisation des échanges et de l'instauration du droit de la propriété privée, lorsque les triades chinoises s'allient aux groupes mafieux les plus divers par-delà le monde entier, le pire est encore à craindre - non pour les touristes, mais pour les gens simples et les citoyens non-alignés, dans un empire monolithique encore gangrené par l'idéologie totalitaire et la corruption.

Si comme le Bangla Desh, la Chine pratiquait l'une ou l'autre forme de micro-crédit tel que l'usage s'en répand en Afrique et dans d'autres pays d'Asie, on pourrait s'attendre à une évolution graduelle et concertée de l'économie.

Mais depuis que ce pays est admis à l'Organisation mondiale du commerce, les pires démons du capitalisme sauvage semblent fondre sur elle comme des vautours sur les chercheurs d'or égarés dans le Klondyke au 19e siècle.

Depuis de prétendus philanthropes tels Georges Sörös, jusqu'aux nombreux escrocs de gabarit international qui gravitent avec empressement dans l'orbite des chefs d'Etats et de Gouvernements du G7 et du G8, on ne compte plus les exemples où, avec une discrétion facilitée par les échanges sur internet se pratique la recette connue : quand l'économie s'essouffle, il faut s'ingénier à privatiser les bénéfices tandis qu'on se dépêche de socialiser les pertes.

Et cette ingénieurie ne se limite pas aux entreprises industrielles ou commerciales.
Verrons-nous encore, en Amérique du Nord ou du Sud des expériences telles que l’équipée malheureuse de Jim Jones le Californien en Guyana, ou en Europe des crimes fumants et sanglants comme ceux de l’Ordre du Temple Solaire de Monsieur Jouret, crimes qui ont défrayé la chronique judiciaire des dernières années.

"Ne donne pas de poisson aux pauvres : apprends-leur à pêcher" : c'est, nous dit-on, le leitmotiv des conseillers chinois en développement.

Mais font-ils réellement la promotion d'un commerce équitable ?
Dans le projet global du développement durable et de l'économie solidaire ?

Le grand réveil des mafias
http://venturoscope.canalblog.com/archives/2007/03/29/www.polemia.com/create_pdf/index.php?cat_id=32&iddoc=629

La Chine place ses pions sur l'échiquier international
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=66804

http://www.courrierinternational.com/hebdo/sommaire.asp?obj_id=523

La Chine place ses pions sur l'échiquier international



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lundi, avril 9

Polonium snipers

Déni de droit, dépossession d'Etat

On avait déjà les snipers, ces tireurs isolés - pour ne pas dire francs-tireurs, appellation surannée qui avait cours lors des guerres dites "déclarées" d'avant 1939-1945.

Cinquante ans après, le temps de deux générations.., le vocabulaire qui mêle euphémisme et prudence de bon aloi chez les diplomates de profession nous incite à l'ironie et - pourquoi pas ? - à l'humour ravageur.

Ne l'a-t-on pas entendu, auprès de quelles agences de presse - pour autant que leurs rapports n'aient pas reçu démenti officiel ? Tel footballeur de telle équipe officielle russe a été complice à Londres de l'assassinat soft par empoisonnement au polonium radioactif, d'un ancien membre du KGB reconverti à la nouvelle économie de marché.

Mais ce Monsieur - comme aurait pu le faire tout journaliste, ou bien encore tout simple technicien envoyé en Russie sous contrat par l'une ou l'autre Organisation non-gouvernementale spécialisée - avait imprudemment révélé des vérités susceptibles de compromettre la crédibilité de l'actuel pouvoir en place au Kremlin.

Passons sur les manoeuvres d'espionnage de haut-vol et ce relent du sinistre climat de la guerre froide, avant la disparition de Staline le "petit-père des peuples".

Citoyens européens et conscients de nos droits énoncés par-devant les Nations-Unies, allons-nous toujours acquiescer passivement devant telles inepties ?

"Le dossier du Kosovo est, depuis mardi 3 avril 2007, discuté à huis clos au Conseil de sécurité - des négociations qui s'annoncent longues et difficiles, vu l'hostilité affichée par Belgrade et Moscou au plan, prévoyant à terme l'indépendance de la province.

"La Russie, qui plaide pour la reprise des pourparlers entre Serbes et Albanais, a demandé l'envoi d'une mission supplémentaire à Belgrade et Pristina." (extrait du Courrier international,N° 857,P.14)

Mais que fait-on du droit des peuples à l'auto-détermination ?

A Belgrade et Moscou, qu'attend-on pour se départir enfin des préjugés, des phobies, des égoïsmes et des hallucinations ?

BUT INAVOUÉ DE LA « TROISIÈME VOIE » SOCIALE-LIBÉRALE
http://www.monde-diplomatique.fr/1999/08/PETRELLA/12326



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samedi, octobre 28

Grisélidis Réal

Grisélidis Réal


Mais, "LocKi-Andaman1" tu deviens fou ?

Voilà un retraité, père de deux enfants, lequel au lieu de consommer, de jouir et de se délecter comme tout-le-monde(*) de tous plaisirs offerts par une civilisation occidentale moderne et société industrielle avancée à l'aube du 3e millénaire, cherche apparemment par tous les moyens à se faire remarquer dans une défense sans pudeur de tous êtres paumés, ratés et déjetés, comme les prostituées, les pédophiles, les naturels pourchassés au Darfur, les peuples opprimés en Asie centrale ?
Mais qui hésiterait à lui donner une leçon d'humilité, à ce taré ?

Allons, cherchons-lui de quoi trouver prétexte à le clouer sur le pilori, vite-fait !

* Et, pourquoi pas - c'est "à la mode" en ce moment - ne basculerait-il pas dans le populisme, ou le conservatisme, ou le néofascisme ?

Dessin extrait de Niklas Edlund
http://www.niklascomics.de/qindex.htm

Grisélidis Réal (1929-2005)

Née à Lausanne en 1929, Grisélidis Réal passe son enfance à Alexandrie et en Grèce. Après la mort de son père, alors qu'elle n'a que huit ans, elle revient à Lausanne.

Une fois ses études à l'Ecole des arts décoratifs de Zurich terminées, elle tente de gagner sa vie comme artiste peintre. Mais, face à son manque de ressources, elle décide, en 1961, d'exercer le plus vieux métier du monde. Un métier qui lui permet de nourrir ses quatre enfants et qu'elle pratiquera jusqu'en 1995.
Egérie de longue date de la prostitution suisse, Grisélidis Real s'est toujours battue pour les droits des prostituées et a rassemblé une énorme documentation sur ce sujet. Son association Aspasie, fondée en 1982, a pour philosophie de faire de la prostitution "un art à part entière qui n'entache en rien la dignité de ses praticiennes".

Grisélidis Réal publie ses premiers textes dans la revue Ecriture. Elle fait de son expérience de prostituée la matière de ses livres: ce sont là des témoignages et des plaidoyers pour la reconnaissance d'un statut, et en même temps des poèmes libérateurs. Le récit Le noir est une couleur (1974) frappe par le mélange singulier des tons: violence lyrique, scatologique, hyperréalisme et onirisme: s'y opposent deux mondes, celui de l'ordre et celui de la spontanéité, le monde des petits bourgeois et le monde des Tsiganes. C'est dans le même registre qu'elle publie en 1992 La passe imaginaire.

Elle décède le mardi 31 mai 2005, à Genève.

Extraits du site web de la Bibliothèque Cantonale Universitaire de Lausanne http://dbserv1-bcu.unil.ch/dbbcu/persovd/auteurvd.php?Code=&Num=3358
BCU - Ecrivains vaudois


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vendredi, octobre 27

Trespass when emergency's declared, or declare emergency when they had all trespassed ?

Exception dans l'urgence - ou urgence dans l'exception ?

The United States and Somalia remain the last countries where the International Convention is not ratified relating to the rights of childhood: why thus ?

Childhood being a good devoted for all humanity, the children all are they not at the same time corrupted by an occult alliance between the torturers and their victims, i.e. by the improbable union of all the procurers beyond the international borders ?

Les Etats-Unis et la Somalie restent les derniers pays où n’est pas ratifiée la convention internationale portant sur les droits de l'enfance : pourquoi donc ?

L'enfance étant un bien consacré pour toute l’humanité, les enfants ne sont-ils pas tous en même temps corrompus par une alliance occulte entre les bourreaux et leurs victimes, c’est-à-dire par l’ improbable union de tous les proxénètes par-delà les frontières internationales.


Passé les guerres sans pitié - la Croix-Rouge ne fut internationalement admise qu'après le second Empire - dues à la Révolution française se terminant avec l'abdication de Napoléon Ier Bonaparte, il ne fut plus permis à quiconque en Grande-Bretagne de tenir quelque 'public meeting' sans l'assentiment d'un attorney ou procureur de Sa Majesté.

C'est la raison pour laquelle on dit outre-Manche actuellement encore, qu'il faut pour cela se rendre à Hyde Park (en anglais, le "Parc de la Cachette") avec une caisse à savon comme podium !

Mais sachez qu'en mon pays d'Europe aucune manifestation publique ou cortège quelconque ne peut se former spontanément, car ce type de sollicitation du public est strictement réglementé : il est impératif que la Police soit avertie au moins deux jours à l'avance.

Vous pourriez en conclure aisément qu'aux Etats-Unis d'Amérique également, réglementation et législation se sont adaptées aux situations d'urgence qu'on avait pu connaître en Europe.

Adaptation nuancée cependant : effectivement la Constitution des Etats-Unis jusqu'à ce jour admet - grande exception parmi toutes les démocraties du monde entier - la libre expression par principe à qui que ce soit, où que ce soit, en quelque nombre de participants que ce soit.

Mais cette liberté fait se dévoiler au plein jour des opposants qu'on peut de ce fait plus facilement poursuivre au moyen des multiples agences gouvernementales spécialisées devant lesquelles tout citoyen simplement révolté est individuellement le plus souvent techniquement démuni. A fortiori sera-t-il démuni s'il est en même temps désavoué par sa communauté religieuse laquelle, aux Etats-Unis d'Amérique, fait office d'état-civil. Vivant là, essayez un peu de vous y proclamer athée ?

Depuis le 11 septembre 2001 la tactique adoptée par les États-Unis et leurs alliés n'a-t-elle pas consisté - pour reprendre l'exemple historique illustré ci-dessus - à faire entrer dans l'univers quotidien de tout citoyen l'idée que les arbres de Hyde Park pouvaient cacher d'ignobles et sanguinaires terroristes prêts, non seulement à vous couper la parole, mais à vous faire culbuter, quitte à vous priver de votre caisse à savon..?

Qu'arrête donc cette tragi-comédie, ce grand-guignol universel !

Le terrorisme islamiste est conséquence, non pas des attentats du 11 septembre 2001, mais d'événements(1) qui ont précédé : je cite, l'éclatement de la bulle spéculative(2) autour d'Internet et notamment, l'inculpation des dirigeants d'Enron.

Imaginez-vous un seul instant que les émirs, ou même la famille de croyants qui gère les lieux-saints de l'Islam, n'aient eu jamais aucuns avoirs placés dans aucuns fonds financiers sur lesquels quiconque n'aurait pu spéculer en Bourse de New-York ?

Les talibans aussi ne font-ils appel à de "parrains" bien nantis ?

Dans l'ancienne cavalerie on avait coutume de dire : le bon maréchal-ferrant est celui qui toujours maintient, non pas un, mais bien deux fers au feu.
_______________________________________________________________________
1. http://back-to-andaman.blogspot.com/2006/01/internet-le-scandale.html

2.http://back-to-andaman.blogspot.com/2006/10/lettre-ouverte-aux-nouveaux-plombiers.html


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